Entretiens d’Outre-tombe (n°3)

 

Avant-propos

Chers lecteurs, le Coq des bruyères est un journal satirique mais en aucun cas il ne souhaite dormir sur les lauriers qu’à juste titre vous lui dressez. Il faut le dire sans fausse modestie, la modestie est d’ailleurs toujours un peu douteuse, le Coq va repousser pour vous les limites du journalisme d’investigation en donnant une leçon à ses Messieurs du Figaro et de Télérama. C’est ainsi que le Coq a décidé de remplir ses devoirs de journalisme en vous offrant de grands entretiens que lui seul peut obtenir.
Partant du principe élémentaire que c’est en comprenant le passé qu’on obtient une meilleure analyse du présent, voire du futur, le Coq donnera la parole aux grands personnages morts de l’Histoire de l’Humanité avec toute la déontologie qui fait défaut aux autres journaux.
Le Coq remercie tout particulièrement Joseph Allan Kok pour son dévouement et son courage.

Les Entretiens d’outre-tombe de Joseph Allan Kok
Alors que les futurs candidats à la présidentielle font le stock d’artistes, j’ai contacté un mec qui, je le pense, nous parlera sans tabou de ce qu’un artiste peut trouver de satisfaisant à parrainer un homme politique. Le 02 septembre à 22h22 heure de Dakar, j’ai rencontré Daniel Balavoine qui fut, selon lui, le porte-parole des jeunes. L’entretien s’est déroulé dans un studio bourré de ses propres posters essayant de composer une mélodie sur le piano de Michel Berger.

D. Balavoine en quelques dates
1952 le 05 février: Daniel pousse un cri qui casse les oreilles de sa mère.
1962 le 25 décembre : Le papa noël offre un hélicoptère que Daniel appellera Boum-boum.
1978 le 03 mars : Il écoute un vinyle de Michel Berger en pensant que c’est indigeste.
1980 le 19 mai : Face à Mitterrand, il devient le chef des gentils jeunes.
1982 : Daniel aime tellement l’Afrique qu’il décide de la traversé jusqu’à Dakar.
1986 le 14 janvier : Pour arriver le premier, Daniel avec le créateur du Paris Dakar prennent l’hélicoptère, erreur stratégique indéniable.

Joseph Allan Kok : Hello, do you speak English ?
Daniel Balavoine : non, l’anglais, c’est pas cool.
J.A.K. : On va le faire en français, t’es OK ?
D. B. : Ouais cool, c’est trop cool.
Que pensez-vous des artistes qui s’accoquinent avec des politiciens ?
C’est trop nul ! Moi j’étais du mouvement des jeunes des années 80, c’est les jeunes le plus important de tout ce qui est important, même des choses importantes comme l’amour !
Je n’ai pas tout compris.
Les politiques, ils devraient parler que des jeunes et de l’amour… comme mes chansons !
Pardon ?
Ouais, mes chansons c’est des hymnes à la jeunesse !
Vous étiez plutôt à gauche ?
Ouais parce que les jeunes ils étaient à gauche ! Et aujourd’hui, ils votent quoi
C’est entre deux, il y a beaucoup de jeunes de droite qui veulent la réussite avant tout ?
Putain ! Ils ont trop raison, faut réussir sa vie ! La vie c’est comme l’amour, les jeunes et mes chansons, y a pas mieux !
Puis-je espérer un peu de fond dans votre discours ?
Tu piges rien à la jeunesse, moi je connais la jeunesse !
Les jeunes ne t’écoutent plus, pour eux t’es un ringard…
Même pas vrai ! T’es un menteur, les jeunes ils m’aiment parce que je suis comme eux !.
Un petit con ?
Quoi ?
Non rien. Mon cher Daniel, le rap…
Le quoi ?
Le rap, c’est une musique de jeunes qui…
C’est quoi le rap ? Tu plaisantes, les jeunes ils aiment le rock à la française !
Mais pour la politique…
Moi, je suis un jeune.
C’était bien le Paris Dakar ?
C’est une super sensation, faut être jeune pour comprendre.
Puisqu’on n’avance pas, la prochaine fois j’appellerai Michel Berger.
Avant de se quitter un petit questionnaire.
Votre couleur préférée ?

Une couleur qui fait jeune.
Votre film préféré ?
Un film sur les jeunes.
Votre livre préféré ?
Je lis pas.
Votre chanson préférée ?
Une de moi.
Quand vous voyez Dieu que lui dites-vous ?
T’es pas assez jeune.
Merci, ce fut un plaisir.

Joseph Allan Kok pour le Coq des Bruyères

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