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LE COQ DES BRUYERES jeudi 22 juin
Les jeudis d’Anthony
Hexagone
La pauvre Ségolène a pris un gâteau en pleine poire. Ce n’est pas l’entarteur Noël Godin qui est à l’origine de la claque pâtissière mais un militant socialiste nommé Jonathan Joly qui essaye d’intellectualiser son acte : « Le fraisier doit être compris comme un complément de bulletin de vote [pour rafraîchir] la figure sévère de la nouvelle tenante du famille, ordre, sécurité et Tony Blair ». Ce mec me dégoûte ! Vouloir donner des leçons à la pauvre Ségolène avec un « fraisier » ! Salaud, menteur, pingre comment oses-tu appeler un fraisier une tarte remplie de chantilly avec une seule fraise ! Sur un fraisier il y a plein de fraises, mais ça tu préfères le taire honteusement. Si ce Monsieur Joly avait balancé un vrai fraisier sur Ségolène, j’aurais peut-être rigolé mais là, une seule fraise c’est dépriment de petitesse, un petit effort !
A ce propos, jouer avec de la chantilly et des fraises sur Ségolène je veux bien, mais pas de cette manière ! Respectons la noblesse et l’érotisme de ces aliments et ce n’est pas le lubrique Denis Zavarise, ce mâle savoyard qui murmure entre les cuisses des femmes, qui nous dira le contraire ! C’est pourquoi, je propose d’inaugurer le « seau de merde », ayant le même principe que la tarte à la crème mais en bien plus drôle et surtout bien plus significatif.
La Gay Pride est maintenant une institution. Les homos, les lesbiennes et les transsexuels s’ils restent toujours victimes de discriminations votent et ça, la classe politique s’en est rendu compte ! L’UMP aura même un char lors de la prochaine Gay Pride.
C’est dommage mais la sodomie ne rend ni plus intelligent ni plus ouvert. Les Gays sont des cons comme les autres qui peuvent voter pour ceux qui souhaitent leur disparition. On en trouve à l’extrême droite et on se rappelle D’Aragon et de son amour pour Staline…
Les Gays veulent se marier et avoir des gosses. Ca me fait penser aux femmes qui pour être à égalité avec les hommes voulaient faire leur service militaire ! Messieurs, mesdames voyons, soyons sérieux ! Le mariage et les gosses sont des tue l’amour, des bactéries qui viennent ronger votre sexualité. En vous mariant votre partenaire devient un membre de votre famille, quelle horreur ! C’est l’ennui officialisé par le maire ou le curé et je ne parle pas des enfants qui passent leurs 3 premières années à se chier dessus et qui veulent dormir avec vous jusqu’à leur préadolescence. Puis quand l’âge de votre progéniture l’amènera à quitter votre domicile, vous regarderez avec lassitude votre conjoint en vous disant que vous avez perdu vos meilleures années ! Pauvres Gays, maintenant eux aussi vont avoir droit à la discussion déprimante et interminable qui commence par : « Mon amour… tu m’aimes ? Alors, si nous avions un enfant ne serait-ce pas merveilleux ? » Je le dis avec toute la goujaterie qui va avec : C’est à ce moment là qu’il faut rompre.
Sans frontière
Qu’ils sont braves les gaillards en short. Le monde, il faut l’admettre, fait une pause pour admirer ses champions représenter les couleurs nationales. Ca commence par l’hymne puis l’affrontement et enfin la victoire. Le pays qui gagnera verra son peuple euphorique brandir sa fierté. Je le répète, j’espère que l’équipe de France perdra le plus tôt possible pour que le patriotisme du vainqueur fleurisse le plus loin possible de mon atmosphère.
Soufflons les bougies
Coluche est mort il y a vingt ans. Quand je dis Coluche, je veux dire saint Coluche puisqu’il ne lui manque que l’auréole et le Panthéon pour que sa gloire posthume soit pleine. Coluche était un grand humoriste dans les années 70 puis un marchand de soupe populaire dans les années 80. Le Nouvel observateur pose la question suivante : « Pourquoi Coluche nous manque t-il tant ? » peut-être pour démontrer que l’anticonformisme mène à tout à condition d’en sortir.
Médias
L’Humanité lance un « cri d’alarme » car le journal des cocos sent le sapin. Je suis d’accord, un journal qui meurt ce n’est jamais bon signe… mais l’Humanité ou Minute qu’on enterre est-ce un mal ? Dans le « cri » des cocos on peut lire : « là où le débat tend à s'éteindre ou devient purement formel, on assiste généralement à des dérives populistes, à la montée des fanatismes et des obscurantismes, au recul des libertés » mais on pourrait rajouter que là où le communisme s’émancipe on assiste généralement à des dérives populistes, à la montée des fanatismes et des obscurantismes, au recul des libertés. Personnellement, je ne lis pas l’Humanité ma mauvaise foi me pousse à ne lire que des journaux de gauche.
Serge July qui est viré de Libération reçoit un hommage appuyé de Laurent Joffrin dans le Nouvel obs qui se termine ainsi : « Ils sont une poignée dans la presse d’aujourd’hui, pas plus, Claude Imbert, Jean-François Kahn, Jean Daniel ou Claude Perdriel, à pouvoir dire : « j’ai fait un journal. » Serge July est du club. Ce n’est pas donné à beaucoup de journaliste. Salut à toi, Serge. »
Merde ! Joffrain oubli les seuls personnes qui ont fait un journal novateur, brillant, sublime et indispensable. Le XXème siècle a connu deux grands Journaux le Canard enchaîné et Charlie Hebdo fondés par Maurice et Jeanne Maréchal pour le Canard et François Cavanna et Georges Bernier pour Charlie (Hara-kiri) hebdo ! Cavanna est le seul en vie et il est le créateur du journal où se sont exprimés les Topor, Reiser, Delfeil de Ton, Desproges, Cabu, Willem et autres… Cher Monsieur Joffrin vous avez oublié le seul qui a bouleversé la France et qui a su garder les mains propres ! Il faut ajouter que la grande différence entre votre Jean Daniel et Cavanna, c’est que le Rital a ouvert ses pages à Coluche quand ceux qui le pleurent maintenant en se demandant pourquoi « il manque tant ? » le censuraient.
Culture
Le soir où l’équipe de France affrontée la Coré du Sud, je suis allé voir en excellente compagnie Poséidon au cinéma. La salle était vide… quel plaisir !
Comme tous les navets que nous offre Hollywood, Poséidon amène tout de même quelques petites réflexions. Poséidon est le remake du film de Ronald Neame l’Aventure du Poséidon (1972). Dans le film de 1972, le personnage principal interprété par Gene Hackman est un prêtre qui guide la dizaine de passagers vers la sortie avant de mourir. On sent bien évidement la dimension religieuse du film de Neame mais la mort du prêtre est aussi une manière de dire que dans les années 70 on pressentait le déclin de la religion aux USA.
Dans le Poséidon de Wolfgang Petersen, ce n’est plus la religion qui meurt mais la politique. Le personnage principal, interprété par Kurt Russel, est ex-pompier qui de plus est l’ancien maire de New York ; c’est gros c’est vrai mais Hollywood est ainsi. Il meurt lui aussi pour sauver les autres, c’est beau le sacrifice, non ? Ah bon.
L’ombre du 11 septembre plane sur ce bateau qui ressemble à une métaphore des tours yankees mais à la différence du premier film, la bande emmenée par Monsieur le maire oublie de prévenir tous les autres passagers q’il vaut mieux ne pas rester dans le hall. Dans le premier film, le prêtre n’est pas écouté et c’est pour cette raison qu’il n’y a que dix survivants. Ce changement de scénario nous remémore que dans le monde actuel, c’est chacun pour sa gueule et Dieu pour tous car la religion a survécu aux belles années 70. Sinon ce film est ennuyeux et je ne chagrinerais personne en disant que ce film vaut la peine de ne pas être vu sauf en charmante compagnie les soirs de match de foot pour s’improviser en sportif des salles obscures.
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