Entretiens d’Outre-tombe
Avant-propos
Chers lecteurs, le Coq des bruyères est un journal satirique mais en aucun cas il ne souhaite dormir sur les lauriers qu’à juste titre vous lui dressez. Il faut le dire sans fausse modestie, la modestie est d’ailleurs toujours un peu douteuse, le Coq repousse pour vous les limites du journalisme d’investigation en donnant une leçon à ses Messieurs du Figaro, Télérama et autre Télé 7 jours. C’est ainsi que le Coq a décidé de remplir ses devoirs de journalisme en vous offrant de grands entretiens que lui seul peut obtenir.
Partant du principe élémentaire que c’est en comprenant le passé qu’on obtient une meilleure analyse du présent, voire du futur, le Coq donne, toutes les semaines, la parole aux grands personnages morts de l’Histoire de l’Humanité avec toute la déontologie qui fait défaut aux autres journaux.
Le Coq remercie tout particulièrement Joseph Allan Kok pour son dévouement et son courage.
Les Entretiens d’outre-tombe de Joseph Allan Kok
Une crise au sein du journal le Coq de bruyères est survenue après la parution du dernier numéro. Joseph Allan Kok, je le rappelle à nos lecteurs, s’était entretenu avec Madame Marie-France Stirbois pour discuter de la présence de l’humoriste Dieudonné au BBR. Suite à cet article, le Coq des Bruyères fut menacé judiciairement. L’équipe dirigeante a pris la décision de retirer l’article pour vérifier s’il était propice à « l’injure ». Pour comprendre les intentions de Monsieur Allan Kok, le Coq des bruyères a décidé de rencontrer pour ce 13ème Entretien d’Outre-tombe, Joseph Allan Kok lui-même, pour qu’il nous éclaire sur la situation conflictuelle au Coq. C’est le samedi 25 novembre à 21H33, heure de Constantinople que le rendez-vous fut pris. Coiffé d’un borsalino, Kok nous accueille dans sa résidence secondaire, avec vue sur New York, en nous offrant un bourbon d’une douzaine d’année. En allumant un cigare Montecristo, il nous annonce qu’il émettra un droit de réserve si quelques unes de nos questions peuvent nuire à ses sources. Nous commençons.
Joseph Allan Kok en quelques dates
19?? le 10 mai : Joseph Allan Kok entre au Washington Post.
19?? le 29 février : Kok quitte Reporter sans frontière pour Reporter sans asticot.
2006 le 29 août : Après avoir signé un contrat juteux, Kok entre au Coq des bruyères et s’entretient avec Jésus pour inaugurer ses Entretiens d’Outre-tombe.
2006 le 21 novembre : Kok prend acte de la suppression de son article et se demande s’il sera payé quand même.
2006 le 25 novembre : Joseph Allan Kok s’explique pour nos lecteurs.
Coq des Bruyères : Pourquoi commencer vos entretiens par: « Hello, do you speak English » ?
Joseph Allan Kok : C’est une manière de dérouter mon interlocuteur en débutant par une question qu’il n’a pu préparer.
C. D. B. : Y a-t-il de la censure dans notre journal ?
J. A. K. : Oui et non. Non, parce que c’est une pression extérieur d’ordre judiciaire qui fit retirer mon article et oui puisque si nous avions été un journal imprimé nous n’aurions pas pu « effacer» l’article.
On peut aussi penser que vous allez trop loin ? N’y a-t-il pas des limites à ne pas dépasser ?
Les limites sont faites pour être dépassées. D’ailleurs, chaque fois qu’on en dépasse une, on se rend compte qu’il y en a d’autres.
Par qui êtes-vous « menacé » ?
Par un trou du cul qu’Anthony a énervé il y a de ça plus d’un mois. Depuis, cette bouse nous harcèle.
C’est une insulte, il pourrait vous faire un procès.
Je suis un professionnel, je sais ce que je fais. Puisque ducon signe anonymement, il ne peut y avoir une insulte sur quelqu’un qui n’existe pas. Mais j’étale ma remarque à TOUS LES MILITANTS D’EXTREME DROITE.
Vous n’avez pas peur ?
Jamais, et surtout pas des nazillons de gouttière. Vous savez, quand un type d’extrême va aux chiottes, ce sont les chiottes qui tirent la chasse.
Dans vos entretiens, vous faites un peu d’humour noir. Peut-on vraiment rire de tout ?
On peut rire de tout, peut-être pas tout le temps et peut-être pas tout le monde, mais je suis affirmatif, il faut se moquer des morts.
Pourquoi ?
Pourquoi pas ! Lorsque vous riez des vivants, vous pouvez les blesser. Tandis qu’avec les morts, on ne risque pas de leur faire de la peine, l’humour noir est donc la forme d’humour la plus respectueuse.
Mais la famille ?
Lorsque j’insulte votre mère je ne vous insulte pas, ou alors vous pensez que vous et votre mère c’est la même chose et dans ce cas, une bonne psychanalyse ne serait pas de trop ? Je reviens sur à la question « peut-on rire de tout », je pense à la réponse du Professeur Choron : « on peut rire de tout à condition d’avoir le fric pour payer les procès ».
De quel entretien êtes vous le plus fier ?
Fier est un grand mot, j’ai beaucoup apprécié ma rencontre avec Jésus, ce fut enrichissant, même si, vu son état, je n’ai pas pu lui serrer le clou, la main pardon. Puis il y eu la rencontre savoureuse avec le petit qu’on a retrouvé dans un congélateur, quand la vie nous offre de telles histoires, c’est un crime de ne pas en profiter.
Est-ce que votre travail au sein du Coq va cesser ?
En retirant l’article, notre ami ducon doit penser avoir trouvé un moyen de nous museler.
C’est le cas ?
Nullement, L’équipe a décidé, pour affronter sereinement d’éventuels procès, de changer de direction.
Ne me dites pas que Rothschild est dans le coup ?
Non, il n’a pas les moyens d’acquérir le Coq, c’est Anthony Casanova qui va prendre la direction de la rédaction et de la publication. Denis Zavarise a vendu ses actions pour un euro symbolique.
Y aura-t-il des suppressions d’emplois ?
Pas à ma connaissance.
Le contenu sera-t-il le même, parce que sans vouloir cafter Anthony il est tout sauf drôle.
Les Fondateurs restent Monsieur Patrick Font et Denis Zavarise, et le journal continuera de fonctionner à travers la charte que Patrick a écrite.
Qu’elle est-elle ?
Je pense qu’en résumé ça doit donner : « suce ! »
Que deviendra Monsieur Zavarise ?
Quand le KGB est tombé en ruine, le seul à avoir su garder les reines des affaires ce fut lui. Il garde le contrôle de certaines choses que je ne dirais qu’en off.
S’il vous plaît !
N’insistez pas, c’est grossier.
Qu’est ce qui vous fait rire dans la mort ?
La surprise. Quand le pépé meurt le soir de Noël juste avant de bouffer la dinde, il y a un côté comique qui n’échappe pas.
C’est cruel.
Non ! C’est tout de même pas moi qui lui ai filé le cancer, et en plus s’il gâche un bon repas, avouez que tout le monde se dit qu’il aurait pu faire ça la veille.
Mais, j’en reviens au petit bébé congelé ça ne vous inspire pas un peu de…
Ca m’inspire que si vous prenez un bébé congelé et que vous lui introduisez un bâtonnet dans le cul, vous venez d’inventer la glace à la viande.
Avant de se quitter Monsieur Kok, je vais vous donner le petit questionnaire de Proust que vous posez à vos invités toutes les semaines.
Je pense qu’il n’y a rien de plus con que le questionnaire de Proust parce qu’en relisant chacune de vos réponses, vous vous dîtes que vous auriez dû dire autre chose.
Allons-y tout de même. Votre couleur préférée ?
Le noir.
Votre film préféré ?
La nuit des morts-vivants.
Votre livre préféré ?
J’irai cracher sur vos tombes de Vian.
Votre chanson préférée ?
Trompe la mort de Brassens.
Quand vous voyez Dieu que lui dites-vous ?
Je ne rencontre que les gens qui ont existé.
Merci, ce fut un plaisir et on vous retrouve la semaine prochaine pour de nouveaux entretiens d’Outre-tombe.
Le Coq des bruyères pour le Coq des Bruyères