Introduction de la Recette pour madame n°2

Madame, votre sœur cadette Gisèle après qu’on lui ait diagnostiqué un cancer du sein droit vient de subir une mammectomie. Douloureuse épreuve dans la vie d’une femme que la perte de sa féminité. Mais, vous pensez tout bas que cette pimbêche là bien mérité à force de se faire tripoter par tout ce qui porte un pantalon. Votre sœur était ce que l’on appelle dans nos campagnes pleines de bon sens une Marie-couche-toi-là. Gisèle portait, sans aucune pudeur, des robes indécentes et se laissait aller au monokini sur la plage ce qui avait tendance à faire saliver votre époux. Vous vous dîtes avec raison que cet été, elle ne fera saliver que ses souvenirs.
La mammectomie de votre sœur Gisèle vous affecte, certes mais ce qui vous inquiète au plus au niveau c’est le repas familial dominical qui suivra l’opération de Gisèle.
Madame, ne vous inquiétez pas voici la solution :

Votre sœur Gisèle vient de perdre un sein pour votre plus grand plaisir. Ne faites pas les gros yeux et servez-vous en. La mammectomie c’est l’ablation de la glande mammaire, on enlève un peu de peau et surtout on retire beaucoup de graisse avec parfois laide d’une liposucions, c’est délicieux. Vous avez comme ingrédients l’une des parties les plus tendre du corps humain, de la graisse à foison et avec de la chance un peu d’aréole ce qui donne un goût succulent. Mais il faut savoir la préparer pour ne pas perdre toutes les saveurs que la brave Gisèle a accumulées à la force du téton.

Recette pour madame n°2 : Poitrine de Gisèle farcie et braisée à l’ancienne.

Eplucher des légumes puis après les avoir épluchés, tailler en petits dés (mirepoix) des champignons, un oignon et des échalotes. A feu doux, dans une poêle avec une noix de beurre les cuire « al dente » jusqu’à l’évaporation de l’eau puis les égoutter. Emincer l’autre oignon, la carotte, le blanc de poireau, le céleri. A feu doux, avec 2 noix de beurre, les cuire 10 minutes, réserver. Dans un saladier tremper la mie de pain dans le lait. En malaxant, ajouter l’ail émincé, le persil ciselé, la mirepoix, les jaunes d’œufs, la pointe de Cayenne. Saler, poivrer.
Gisèle avait une poitrine généreuse, mais vous vous apercevez qu’il faut un peu l’attendrir. Improvisez un jeu avec vos enfants dont le but sera de s’envoyer la poitrine sans la faire tomber, tout en augmentant les distances à chaque fois. Au bout d’une demi heure, la poitrine sera tendre et élastique. Farcir la poitrine de Gisèle et recoudre.
Dans une sauteuse, à feu vif, au beurre, la dorer sur toutes ses faces. Faites attention la poitrine d’une femme cuit très vite, il faut sans cesse surveiller la cuisson pour qu’elle soit bien dorée. Dans un bol, délayer le concentré de tomate avec le vin blanc. Beurrer généreusement l’intérieur de la cocotte, déposer les couennes à mi-hauteur. Déposer la garniture de légumes par-dessus. Ajouter la poitrine, le mélange vin blanc-tomate et le bouillon. Couvrir, à feu vif, porter à ébullition. Enfourner, cuire 2h. Egoutter la poitrine puis dégraisser le jus de cuisson, le passer au chinois. Dans une casserole, à feu doux, le faire réduire d’un tiers. Napper la poitrine.

Votre repas s’accompagnera parfaitement du vin du Sud Ouest comme un Saussignac moelleux qui magnifiera la poitrine de votre soeur.
Bonne appétit, pour vous servir (chaud)

Bernard Levautour et Marc Lalaie


 
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