14ème semaine 2006 |
Les auteurs réunis | |||
LE COQ DES BRUYERES mardi 11 avril 2006
Les mardis d'Anthony
Hexagone
CPE, Voilà trois petites lettres qui ont occupées, depuis plusieurs semaines, toutes les pensées de notre jeunesse en lutte contre leurs futurs négriers, à un point tel qu'on finissait par nourrir l'espoir secret, de voir notre vaillant premier ministre s'accrocher à son projet pour garder le pays dans la pagaille. Oui ! Il faut l'avouer, une grève qui s'achève c'est la déprime, on rêve de bouleverser la vie et ça retombe… certes, on a une belle « victoire » mais on désirait plus ! On voulait continuer jusqu'en mai, car un mois de mai sans grève c'est triste comme une bonne bouteille de vin vide, comme une fille sans porte-jarretelles… merde, pour la peine, je continue la grève, même tout seul. Mais brave Jeune, je sens une question te turlupiner la conscience politique, question que je me permets de résumer ainsi : « Mais pourquoi il l'a pas dégagé avant sa connerie de CPE de merde ? » Excellente question, malgré la syntaxe particulière. Tu auras un bon point et en plus je vais te répondre : Le beau, le fier, le chevaleresque de Villepin veux signer un CDD de cinq ans l'année prochaine et pour cela, il lui faut dégommer le morpion Sarkozy de la douce France que notre premier ministre veut enfourcher à l'aide de son petit Galouzeau ! Ne pensez pas que je déraille, voici les propos tenus par notre Galouzeau de Villepin rapportés par F.O. Giesbert dans son livre « La tragédie du président » : « La France à l'air à la ramasse. Mais observez-la de près. Elle a les jambes écartées. Elle attends qu'on la baise : ça fait trop longtemps que personne ne l'a honorée ! » Sire de Villepin voulait se servir du CPE et du CNE comme exemple de réussite de son action à la tête du gouvernement… alors, il aurait évincé tous ses concurrents par sa « brillante » gestion de l'emploi. Le CNE a le même principe que son petit frère le CPE, c'est-à-dire, on peut te virer, sans aucune explication, du jour au lendemain sur une période de deux ans. Le CNE est réservé aux entreprises de 20 salariés au plus, et le CPE aux moins de 26 ans. Galouzeau de Villepin avait réussi à faire admettre le CNE. Selon les chiffres du gouvernement, 400 000 contrats CNE ont été signés, le chômage a baissé, certes, mais à quel prix ! Car voilà que depuis quelques mois, les prud'hommes ont vu défiler les « déchets » du CNE (réclamation de paiement d'heures supplémentaires, demande de congés…) Villepin est gourmand, c'est un vilain défaut, il s'est dit j'ajoute au CNE le CPE et je suis en pole position pour les présidentielles ! Et toi, Jeune, tu lui fiches sa tactique en l'air, et qui c'est qui se marre ? C'est Sarko, qui en profite pour torpiller son premier ministre. Bravo Jeune ! Galouzeau a sorti son CPE et il prépare l'enterrement du CNE qui va de paire… mais, il lui a fallu du temps, car il veut sortir digne de cette défaite et trouver un moyen de se remettre en course. Car notre beau, fier, et chevaleresque de Villepin a une belle idée de la France, cette France que les chiens comme Zola ont décrié ! Courage ! Dominique Galouzeau de Villepin, un jour nous retournerons à l'âge d'or où l'aîné de la famille pouvait engrosser la boniche, avant que l'honnête famille ne jette « la dévergondée » sur le pavé, pour qu'elle aille, sans dire de gros mots, crever avec son bâtard loin de nos souliers vernis ! Un jour Galouzeau, nous sodomiserons la France et les gueux qui ont créés le droit du travail uniquement pour nous priver du droit d'exploiter ! Enfoiré de Gauchiste un jour nous aussi nous aurons un Berlusconi !
Sans frontière
Pourtant, il avait fait des efforts le Silvio « Je suis le Jésus Christ de la politique, une victime patiente qui se sacrifie pour tous », « la gauche est une mauvaise herbe qui fait des affaires dans l'ombre » Berlusconi c'est notre avenir. Un politicien qui promettrait, s'il gagne, une voiture neuve pour tout le monde, des matchs de foot de 100 minutes, des journées avec plus de soleil… Berlusconi c'est l'angoisse d'un roi moderne, avec ses médias, sa folie, c'est le cauchemar de George Orwell dans 1984 , il a perdu aujourd'hui, merci l'Italie !
Culture
Cette chronique va de paire avec un journal satirique sur le net qui s'intitule le Coq des bruyères , dont l'adresse Internet est auteursréunis@free.fr , journal dont le rédacteur en chef m'a proposé d'appeler la chronique que vous lisez : « La grosse qui suce » bizarrement c'est « Les jeudis d'Anthony » qui fut retenu. Quand on entend vociférer que le cinéma français va mal et qu'on regarde Les Bronzés 3 ou Jean-Philippe , film à la gloire de Johnny , on se dit que le cinéma n'a que trop vécu et que pour sa santé il vaudrait mieux qu'il crève… mais les fées du 7 ème art font que de temps en temps Albert Dupontel réussi à faire un film, alors on se dit que le cinéma a encore quelque chose à dire. Je tiens à préciser que pour écrire sur son nouvel opus Enfermé dehors , je suis allé le voir 3 fois (à ce jour) au cinéma. Il faut dire que la première fois je l'ai trouvé très bon, la seconde sublime, et la troisième fois je suis tombé amoureux de Claude Perron , actrice fétiche du grand Albert. Enfermé dehors est un conte de fée, il débute fort logiquement par : « Il était une fois… quelque part… » Mais dans le monde de Dupontel, la princesse est une ancienne actrice porno travaillant dans un sex-shop et le prince charmant un clochard déguisé en flic ; la princesse a pour enfant le petit chaperon rouge au doux prénom de Coquelicot et les méchants se sont les rois, les puissants, la publicité, la société, le monde… « L'habit ne fait pas le moine » nous dit le bon sens populaire, c'est faux rétorquent Molière , par la bouche de Tartuffe , et Dupontel qui surenchérie sur Poquelin avec cette histoire d'usurpation d'identité par l'uniforme. Dupontel, précisons-le utilisait déjà le principe du Tartuffe dans son second film Le Créateur . Enfermé dehors , ça commence par le suicide d'un flic au garde à vous, et d'un clochard qui se sert de l'uniforme de l'agent pour rentrer dans la cafétéria d'un commissariat. Il a FAIM le bougre ! Mélangeant les univers des cartoons et du surréalisme, Dupontel réalise encore une fois un bijou. On y retrouve, avec plaisir, de nombreux acteurs de ses deux précédents films, plus deux ex Monty pythons , et la toujours superbe Claude Perron, en fée qui essaye de sauver sa petite Coquelicot des mains des salauds. Dupontel, dans ce film, est une sorte de Don Quichotte moderne, un fou merveilleux qui veut rendre justice aux exclus « Les juges, ils ne savent jamais rien, sinon il n'y aurait pas de type comme moi » dit-il à Claude Perron, Claude Perron qui est jolie comme une chanson de Brassens , et qu'on aime à la sortie du film. N'allez pas au boulot aujourd'hui ! Ne rentrez pas chez vous ce soir ! Etudiant ne va pas à tes cours ! Partez tous rêver pendant 81 minutes avec ce conte de fée rempli de poésie… Car Dupontel est un si grand poète qu'il réussi à donner de la grâce à un simple terrain vague. Vivement son prochain film !
Connaissez-vous Jackie Berroyer ? Ecrivain, journaliste, acteur dans le dernier film de Dupontel Enfermé dehors , qui a fait ses armes dans Hara-kiri et le premier Charlie Hebdo , et bien ce salaud, dans son spectacle « Ma vie de jolie fille » au théâtre du Temple à Paris, chante une chanson pour se moquer du beau, fier et chevaleresque peuple Breton, sous prétexte que sa copine s'est barré avec les seuls hommes qui savent porter des chapeaux ronds, les Bretons ! L'UDB (Union Démocratique Bretonne) porte plainte pour « provocation à la haine raciale », je les félicite pour cet acte bouleversant d'intelligence ! Monsieur Berroyer, vous êtes un homme bête et méchant, comment osez-vous vous moquer des Bretons qui c'est prouvé, ont une toute petite bite !!!
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