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24ème semaine 2006 |
Les auteurs réunis | |||
LE COQ DES BRUYERES lundi 19 juin
SUSHIS. Depuis « Tintin et le lotus bleu », je me méfiais un peu des Japonais, mais c’était le temps où la Chine courbait le dos sous l’envahisseur nippon. On disait à l’époque plein de choses désobligeantes sur les Japs, qui buvaient leur urine, et l’on ajoutait « c’est pour ça qu’ils sont jaunes ! » en riant grassement, et de surenchérir en grasseyant : « Mais alors, si les Japonais sont jaunes parce qu’ils boivent leur pipi, que peuvent manger les Africains ? », vous voyez, toutes ces sortes de plaisanteries graveleuses à l’endroit de l’asiatique, que l’on disait même mangeur d’enfants et réducteur de pieds féminins, quoi qu’il y ait du vrai dans tout ça. Mais pourquoi vous dis-je tout ça ? L’avantage dans un restau de ce style, c’est qu’on peut s’imaginer déjeûnant dans le pays dont on goûte la cuisine. Suffit de manger paupières mi-closes en occultant les conversations françaises, pour ne préter l’oreille qu’aux accents exotiques. Faire un tri, en quelque sorte. Et, naturellement, vicelard comme je suis, quelques minutes suffisent pour léviter, nu, jusqu’à la hauteur des ces mains divines qui, en l’espace de six secondes, te transforment l’escargot nain en palmier géant. Les trois serveuses, par la grâce de mon imagination, ont troqué leurs tabliers de larbines pour la minijupette de la masseuse experte dont les cuisses montent jusqu’à la vallée des Deux Parenthèses… Puis elles m’ont apporté des assiettes comme on offre des serviettes chaudes qui vous épongent la sueur. Puis, attendries par mes petits mots douc, m’ont déposé sur les lèvres trois fleurs en forme de bouches… Je n’ai pas demandé de dessert, la description en eût été choquante et libidineuse pour mes lecteurs catholiques de gauche, tels Anthony Casanova ou Daniel Gros. J’ai quitté Edokko le pas léger, car cette cuisine est ultra-light, et la tête peuplée de ces silhouettes de libellules qui n’ont de bridé que les yeux. Et je me disais, en marchant allègrement vers le cinéma Rex, : « Si j’épouse l’une d’entre elles et que nous ouvrons un restau jap, nous l’appellerons Le lotus bleu ».
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LE COQ DES BRUYERES mardi 20 juin
JOSE BOVE CANDIDAT 2OO7. Cela dit, si Bové méritait 3 mois de taule pour avoir démoli un MACDO, combien mérite celui qui l’a construit ? HOMOSEXUALITE. MAIGRIR ! FONCTIONNAIRES. FETE DE LA MUSIQUE. TOURISME. SEGOLENE ENTARTEE. A part ça, n’oublions pas NUAGES ROUGES SUR L’OREGON le 30 juin au Grand Bornand, restau LE TRAINEAU D’ANGELINE, réservations au O6 82 27 22 40.Et le lendemain, ACTU MASSACRE avec la même équipe aux TERRES DE BELLEVARDE, route d’Entrevernes après St Jorioz quand on vient d’Annecy, 04 5O 68 6I 76. Du I° au 7 novembre au GRENIER, PARIS /
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LE COQ DES BRUYERES mercredi 21 juin
« Les nonnes ne sont pas celles qu'on croââ ! » Maintenant que j'ai fait le tour de la question, je sais qu'on ne changera le monde qu'au fond d'un plumard puisqu'en définitive, il n'y a plus que là qu'on rêve ! Et les « conférences » sur l'oreiller sont vachement plus bandantes qu'une tribune altermondialiste ! Pour combattre ceux qui retournent leur veste, soutenons ceux qui enlèvent leur slip ! A part le docteur Bardamu, Maître Cyclopède, le grand Dali et le professeur Choron, nous n'avons eu aucun philosophe au XX° siècle, les autres étant des curés...Depuis que je suis en instance de divorce, ce qui veut dire en langage démocratique : « depuis que j'arpente les chemins de la liberté », j'assiste à la renaissance de ma libido. C'est fou ce que sexe et liberté vont de pair ! Après une brève introspection, je peux vous garantir que depuis trois décennies, les seules qui m'ont vraiment fait dresser le cierge sont les cathos de droite (au féminin, ça va de soi, sinon je pourrais passer pour un opportuniste). Vous allez me dire : « Enfin voyons ! Toi l'anarcho-royaliste de centre-gauche qui n'a ni dieu ni maître, comment oses-tu, comment oses-tu ?! » A vrai dire, je n'en sais rien ! Brassens a toujours dit que ça ne se commandait pas...Ah ! Ces cathos de droite avec leur air de ne pas y toucher, on leur donnerait le bon dieu sans confession mais ce serait leur manquer de respect...Ah ! Quelles bonnes salopes ! (Pléonasme !) Et chaudes ! Ce qui enrichie le pléonasme ! En fait, ce qui les rend brûlantes du con et du reste aussi, c'est la découverte de l'eau bénite. Elles savent qu'après n'importe - quel péché, elles peuvent se purifier avec ! Par exemple : -« Ah ! J'ai touché un sexe qui n'est pas le mien ! » Eh hop ! Elles trempent les doigts dans l'eau bénite et le tour est joué...Plus aucune trace ! -« Ah ! J'ai vu le loup ! Il a les yeux tournés vers le haut quand il remue la queue ! » Eh hop ! Une chatte dans l'eau bénite et le tour est joué... -« Ah ! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!»Eh hop ! Un gargarisme à l'eau bénite et le tour est joué... C' est, pas beau ça ? J'en arrive à penser que 99% des nonnes sont de fines jouisseuses ! Le 1% restant, ce sont les mères supérieures. Ah ben ouais, on ne peut pas à la fois se faire prendre en levrette et grimper dans le hiérarchie ! Comme je comprends Sœur Emmanuelle qui avoue préférer être mariée à Dieu plutôt qu'à un mâle terrestre afin d'échapper à la rigueur conjugale ! (Putain encore un pléonasme !) Ben tiens ! Fantasmes + aventures secrètes : quel panard ! Pas connes les nonnes ! Elles savent que Dieu ne les fera pas chier avec la vaisselle, le ménage et le rôti - flageolets du dimanche avec la belle mère. Il m'est arrivé de voir une catho de droite lire son missel en écartant les cuisses, par contre, j'ai toujours vu une athée de gauche lire Télérama, les jambes croisées ! J'ai lu toute l'œuvre de Reiser chez une catho de droite, alors que Charb est la coqueluche des athées de gauche. Charb...Vous vous souvenez ? C'est cet eunuque de Charlie-Hebdo, ce Jacques Faizan de la pensée néo-stalinienne ! Si on peut appeler ça : pensée...Au début de chacune de ses chroniques, il est écrit : « Charb n'aime pas les gens ». Mais les gens sont démocrates...Ils le lui rendent bien ! Savez-vous que le Charlie-Hebdo d'aujourd'hui, c'est le Charlie-Hebdo d'Antan les couilles en moins ?! Attention, je veux juste dire que les deux Charlie ont la même devanture sauf que l'ancien a un contenu. Oui, parce qu'après, on va encore dire que je dis du mal. Vous allez me dire : « Pourquoi les cathos que tu préfères sont-elles de droite ? » Tout simplement parce que lorsqu'elles écartent les cuisses, c'est Dieu qui leur donne la permission. Par conséquent, elles se taisent et se laissent aller, sans nous faire chier avec la parité homme/femme dans la vaisselle et le repassage des gants de toilette ! Si une nénette, au plumard, vous dit juste avant de passer à l'acte : « As-tu lu le 2è sexe ? », répondez-lui : « Non mais j'y mettrais bien la langue ! » Bon d'accord, après ça, on est bon pour aller brouter ailleurs. Mais il ne faut pas désespérer, il y a toujours quelque part un p'tit coin de paradis où se trouve une bonne centriste mécréante adepte de la trilogie : Un bon pif, un bon joint, une bonne baise ! Et qu' ça suce ! Ze P-S : Nietszche est le 1 er militant du FLOP car il a dit ceci : « L'oisiveté est mère de toute psychologie, en quoi la psychologie serait-elle un vice ? » C'est pas beau ça ?
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LE COQ DES BRUYERES jeudi 22 juin
Les jeudis d’Anthony La pauvre Ségolène a pris un gâteau en pleine poire. Ce n’est pas l’entarteur Noël Godin qui est à l’origine de la claque pâtissière mais un militant socialiste nommé Jonathan Joly qui essaye d’intellectualiser son acte : « Le fraisier doit être compris comme un complément de bulletin de vote [pour rafraîchir] la figure sévère de la nouvelle tenante du famille, ordre, sécurité et Tony Blair ». Ce mec me dégoûte ! Vouloir donner des leçons à la pauvre Ségolène avec un « fraisier » ! Salaud, menteur, pingre comment oses-tu appeler un fraisier une tarte remplie de chantilly avec une seule fraise ! Sur un fraisier il y a plein de fraises, mais ça tu préfères le taire honteusement. Si ce Monsieur Joly avait balancé un vrai fraisier sur Ségolène, j’aurais peut-être rigolé mais là, une seule fraise c’est dépriment de petitesse, un petit effort ! La Gay Pride est maintenant une institution. Les homos, les lesbiennes et les transsexuels s’ils restent toujours victimes de discriminations votent et ça, la classe politique s’en est rendu compte ! L’UMP aura même un char lors de la prochaine Gay Pride. Qu’ils sont braves les gaillards en short. Le monde, il faut l’admettre, fait une pause pour admirer ses champions représenter les couleurs nationales. Ca commence par l’hymne puis l’affrontement et enfin la victoire. Le pays qui gagnera verra son peuple euphorique brandir sa fierté. Je le répète, j’espère que l’équipe de France perdra le plus tôt possible pour que le patriotisme du vainqueur fleurisse le plus loin possible de mon atmosphère. Soufflons les bougies Coluche est mort il y a vingt ans. Quand je dis Coluche, je veux dire saint Coluche puisqu’il ne lui manque que l’auréole et le Panthéon pour que sa gloire posthume soit pleine. Coluche était un grand humoriste dans les années 70 puis un marchand de soupe populaire dans les années 80. Le Nouvel observateur pose la question suivante : « Pourquoi Coluche nous manque t-il tant ? » peut-être pour démontrer que l’anticonformisme mène à tout à condition d’en sortir. Médias L’Humanité lance un « cri d’alarme » car le journal des cocos sent le sapin. Je suis d’accord, un journal qui meurt ce n’est jamais bon signe… mais l’Humanité ou Minute qu’on enterre est-ce un mal ? Dans le « cri » des cocos on peut lire : « là où le débat tend à s'éteindre ou devient purement formel, on assiste généralement à des dérives populistes, à la montée des fanatismes et des obscurantismes, au recul des libertés » mais on pourrait rajouter que là où le communisme s’émancipe on assiste généralement à des dérives populistes, à la montée des fanatismes et des obscurantismes, au recul des libertés. Personnellement, je ne lis pas l’Humanité ma mauvaise foi me pousse à ne lire que des journaux de gauche. Serge July qui est viré de Libération reçoit un hommage appuyé de Laurent Joffrin dans le Nouvel obs qui se termine ainsi : « Ils sont une poignée dans la presse d’aujourd’hui, pas plus, Claude Imbert, Jean-François Kahn, Jean Daniel ou Claude Perdriel, à pouvoir dire : « j’ai fait un journal. » Serge July est du club. Ce n’est pas donné à beaucoup de journaliste. Salut à toi, Serge. » Culture Le soir où l’équipe de France affrontée la Coré du Sud, je suis allé voir en excellente compagnie Poséidon au cinéma. La salle était vide… quel plaisir !
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LE COQ DES BRUYERES vendredi 23 juin
COURTE SYNTHESE DES OUVRAGES ESOTERIQUES PARUS CES DERNIERES ANNEES . Le mystère commençait à de dissiper à la lumière de l’Histoire : en août 1913, le professeur Etienne Glabre, grand prix Nobel de Métemnèse Graphique, avait soulevé une plaque d’égoût au 88 de l’impasse Moilsel, parallèle au boulevard Suchet, avec l’aide de trois prêtres adventistes défroqués dont l’un d’eux allait être le père de la ministre Edith Cresson, née Nufar, qui instilla dans le Parti Socialiste Français les premiers principes du Schasch. Or, sur la tranche septentrionale de cette plaque d’égoût (1913-2001), on pouvait lire cette inscription apocfryte : «Karakam jobri s’fraquette cum bibitte xxx », ce qui signifie en araméen : « P.p ». Ces initiales, qui se traduisent par « Pil poil » en dialecte sub-cochinchinois dégriffé, évoque à la fois le Tout du rien et le rien du Tout. De là à penser en copte que le Père Suche de la Sèche fut l’instigateur de la Grande Moëlle ( 1815-I969,95) il n’y avait qu’un pet, vite lâché par tous les adeptes rétifs du Chausse-Pied à Huile. C’est là qu’intervient Léonard 6 (1722-1654) l’inventeur de la marche arrière, qui parlait dix-huit langues en même temps, et découvrit (involontairement, soyons fous !) le principe de la manivelle à quartz, dont la caractéristique essentielle est de ne servir à rien. On comprend dès lors avec un brin d’épouvante mondaine que l’exhumation de cette plaque d’égoût par Etienne Glabre remette en cause tous les dogmes « roumains demasseur » basés dans les caves subtices du monastère de Plan-de-Cuques et jalousement conservés par les gardiens asthéniques de la Sainte Cantine.
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