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25ème semaine 2006 |
Les auteurs réunis | |||
LE COQ DES BRUYERES lundi 26 juin
GROSSIR, C’EST POSSIBLE ! Mesdames, tout d’abord un compliment : vous êtes parvenues à maigrir au cours de ce mois de juin, telle par exemple cette lectrice du Tarn, Lucette Foideukatorze, qui, dit-elle, a perdu six kilos en huit minutes grâce aux re cettes du professeur Jérôme Couillon, interne des Hôpitaux de Disneyland, et qui tient une chaire de fellation appliquée à l’école primaire Godemichet de Carpentras- sud. Pour prendre 4 kilos en neuf mois, procurez-vous un pénis adulte, que vous trouverez facilement dans n’importe quel slip de maître-nageur, lequel se reconnaît facilement au fait qu’il ne nage pas, mais reste assis sur un pliant à regarder la ligne bleue des Vosges par laquelle arrivera le général Grouchy afin de soutenir le flanc droit des armées impériales… Profitez de son inaction pour l’aborder par ces mots : « Bonjour maître, voulez-vous m’aider à grossir ? » Il va vous dire « Bien sûr madame, mais commenque ? » |
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LE COQ DES BRUYERES mardi 27 juin
BRONZEZ MALIN ! Chaque année au retour des vacances estivales, les hôpitaux accueillent les victimes du bronzage intégral. Cancers de la peau eczémas, pelades, squames, démangeaisons intolérables, coups de soleil aggravés, insolations poussées, j’en passe et des plus fines. UNE BREVE DE FRED PRADELLE : Ohé les Marseillais ! Le 13 janvier, y’aura Daniel Gros, Marianne Sergent, Béatrice Darmon, et Font au théâtre Toursky. Or, c’est complet. Mais on peut se rabattre sur la veille.
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LE COQ DES BRUYERES mercredi 28 juin
DRAGUER SUR LA PLAGE, UNE UTOPIE ? On dit souvent qu’au retrour des vacances estivales, quand refleurissent les maillots de bains suggérant de folles conquêtes sous les pins des dunes, l’homme, c’est-à-dire le Français, consacre le plus clair de ses après-midi à emballer la gueuse. Deuxièmement, je n’ai pas constaté chez les autres mâles ce succès dont on parle tant au bar de la plage, et qui se résume à ceci : « Celle-là, c’est comme si c’était fait ! »
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LE COQ DES BRUYERES jeudi 29 juin Les jeudis d’Anthony Après Clearstream, EADS refait la une des gros titres de la presse nationale. Une seule question me traverse l’esprit : pourquoi tant de scepticisme ? Douter de l’honnête Arnaud Lagardère, ce n’est vraiment pas gentil ! Il est là le défaut des gauchistes, ils voient le mal partout. Pourquoi ne pas croire comme d’autres croient en la sainte bible que Messieurs Lagardère et Forgeard à la tête d’EADS ne savaient pas ce qu’il se passait dans leurs usines ? Tout avait si bien commencé avec Airbus, la fierté de notre président, qui avait raflé de très jolies commandes… mais vous savez ce que c’est, on dit je vous livre le bel avion dans l’après-midi et puis en définitive on livre l’oiseau l’année d’après. Chirac redonne sa confiance au grand Galouzeau de Villepin. Chirac est finalement un mec exceptionnel, un président grandiose ! Rendez-vous compte, il passe à la télé pour dire que tout va bien, que les français sont heureux, qu’il faut écouter les députés qui représentent selon lui : « la sagesse de l’opinion » ; Ces mêmes députés qui veulent virer (en très grande majorité) Villepin, mais Chirac ne se démonte pas et conclue qu’il félicite le premier ministre qui a « assuré avec succès » son rôle ! Si le rôle de Villepin était de ridiculiser la classe politique qui n’avait vraiment pas besoin de lui, de faire monter les extrêmes et donner une légitimité à Sarkozy –Nicolas se retrouve être le seul crédible à droite- alors, je me joints à notre président pour féliciter le bon soldat Galouzeau. « En prendre un pour taper sur l’autre », cette expression va comme un gant au conflit du proche orient. Elle paraît toujours très proche, on se dit qu’on voit la fin des hostilités et puis inlassablement, les israéliens et les palestiniens se foutent sur la gueule. On assiste aux questions de savoir qui a commencé ? Qui c’est le méchant ? Vous avez fait un attentat ? Alors on vous bombarde. Vous nous avez bombardé ? Alors on va vous faire un attentat… c’est sans fin ! Mais le conflit a des supporters, il passionne, il fait survire les guerres intestines de la presse internationale et il faut avouer qu’en cette période de coupe du monde compter les points est sport à part entière. Médias La presse est-elle libre ? C’est une question qu’il faut sans cesse avoir à l’esprit lorsqu’on lit un journal. Lagardère (le Monde), Rothschild (Libération), Dassault (le Figaro) sont-ils à leur place à la tête des trois grands quotidiens français ? Si vous interrogez ces trois fils à papa et grand-papa, ils vous assureront de l’intégrité du journal et que c’est les insulter que de mettre en doute leur droiture ! Culture Se balader un mercredi après-midi dans Aix-en-Provence au mois de juin est un plaisir et ce n’est ni mon ami le socialiste Patrick Font ni le surfeur des sécrétions vaginales Denis Zavarise qui vous diront le contraire. Ce mercredi 28 juin en plus de mes flâneries habituelles, je suis allé voir le dernier film de Terry Gilliam « Tideland ». Voici un petit résumé de cette histoire qui se déroule en plein automne au Canada : La petite Jeliza Rose, fillette de 11 ans, part après le décès de sa mère en compagnie de son paternel, un junkie interprété par Jeff Bridges, dans la maison de sa grand-mère. La vie de Jeliza Rose est loin d’être de tout repos, c’est elle qui prépare les seringues du papa qui lui dit « je pars en vacance » à chaque piqûre. La fillette a pour meilleure amie une tête de poupée Barbie qu’elle appelle Mystique et elle la place tout le temps sur son index avant de partir dans des aventures qui la rendront heureuse ou qui la terroriseront. C’est la seconde fois que Gilliam donne le rôle principal à un enfant. La première fois c’était dans Time bandits qui racontait l’histoire d’un petit garçon qui voyageait à travers le temps avec pour compagnons des nains qui voulaient devenir riches en pillant les grands noms de l’histoire. Si vous voulez vivre deux heures de poésie cinématographique, allez voir se film qui n’est finalement et c’est déjà beaucoup, qu’un chant d’amour à l’imagination, à la rêverie, à la féerie ou tout simplement à l’Art avec le « A » majuscule qui fait défaut à la soupe dont on nous gave généralement. Sport « Les français doivent sans réserve soutenir l’équipe qui les représente », ces mots de notre président ne font que me conforter dans mon dégoût de l’équipe de France. A bien y réfléchir, je me fiche du sport ; d’ailleurs le jour de la victoire de la coupe du monde en 1998, j’ai passé la soirée puis la nuit avec une très jolie Tahitienne sans me soutier de l’équipe qui « me représentait ». Ce qui me fait horreur, ce n’est pas le sport mais l’humeur patriotique qui suit la victoire. Je le répète donc, l’équipe de France me fait chier et j’espère qu’elle perdra le plus tôt possible et même qu’elle perdra en se prenant en 5 à 0 qui humiliera tous les fervents supporters de cette équipe de merde !
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LE COQ DES BRUYERES vendredi 30 juin
Anthony n’aime pas les gens Tout d’abord l’homosexualité. On entend souvent « pédé » comme une espèce d’adjectif pour désigner un manque de consistance, de force, de virilité… par exemple : « Ca, c’est un livre de pédé ! Il est bon ce pinard, ça c’est pas un vin de pédé ! T’as vu ce match de pédé ? » Etre un pédé ce serai donc se soumettre, ne pas être à la hauteur ou tout simplement se faire dominer. Pour ces gens qui parle de « pédé », la pénétration est une agression et non un partage. Quand un homme « baise une salope » il l’a domine, il lui impose sa puissance et surtout sa virilité. L’homme est donc naturellement sadique et la « chienne, pétasse, pute… » logiquement masochiste. L’homosexualité passe alors pour un rabaissement de la condition du « mâle dominant » car il se fait « enfiler » comme une femme ce qui est inacceptable et honteux pour ces hétéros de caniveau ! Les couilles, c’est justement ce que l’on reproche aux hommes qui manquent à leurs devoirs. Par exemple, un homme qui n’a pas de couille ne peut être respecté car il manque de courage ou de volonté. Le ridicule de ces hommes avec des « couilles » c’est qu’ils dotent même les objets des petites baballes qu’ils ont entre les cuisses. Un exemple strictement au hasard, mais vraiment au hasard, un journal comme Charlie Hebdo peut ne pas avoir de couilles et c’est horrible pour un journal de ne pas « avoir de belles grosses couilles qui pendouillent ». Les pauvres femmes qui doivent constater avec amertume qu’elles ne possèdent pas cet attribut viril entre leurs jambes ne peuvent que se résigner à être traitées comme des « sous-hommes ». Pauvres femmes incapables de faire un concours de branlettes ou de jouer à celui qui pisse le plus loin et à celui qui a « la » plus grosse ! Elles doivent être frustrées. Pour un homme viril les femmes sont des eunuques !
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