Sommaire
26ème semaine 2006
  Les auteurs réunis
     
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Jeudi
Vendredi

 

LE COQ DES BRUYERES lundi 3 juillet

 

GRATUIT !


Et voilà, on y arrive : tout ce qui était vendu dans la boutique des auteurs réunis est désormais gratuit. Approchez braves gens : tout FONT et VAL, tout FONT, les ALMANACH DU RETRAITE, les MEMOIRES DE SCENE, et LES FUTURES BD. Tout. Rien à payer. Nos excuses pour ceux et celles d’entre vous à qui, par le passé, nous avons vendu des trucs ; mais votre argent fut bien utilisé, puisqu’on l’a bu. Les auteurs réunis ont cette particularité de ne pas en avoir, en ce sens qu’ils sont semblables à tout Français moyen : ils boivent. Sauf Martial Paoli, notre comédien-chanteur-pianiste, qui ne boit jamais une goutte d’alcool. Non point qu’il soit sobre, mais parce qu’il faut quelqu’un pour conduire la voiture au retour des festivités nocturnes. En fait, si, il est sobre, et son principal défaut ne se situe pas au niveau de la boisson, mais au plan de la goinfrerie. Admirateur de Marcel Proust, il s’empiffre de madeleines, je vous jure que c’est vrai, il ne bouffe pratiquement que ça, c’en est sidérant, et le pire, c’est qu’après s’être bourré d’un paquet entier, il a la sensation de s’être cultivé. Donc, la panse briochée, le tissu lingual encrassé par les restes de viennoiserie, il nous toise de tout son mépris, nous qui consommons des livres.
Et voyez-vous, cette culture qu’il pratique à tous les repas se retrouve à travers les jeux de mots qu’il commet dans LE BAR DES VIEUX CONS. Avec un QI laminé par le rouleau à pâtisserie de sa maman qui a pris le maquis en Corse pour ne pas être montrée du doigt en tant que génitrice d’un monstre violeur de confiseries, il participe à notre émission en tant qu’invité, comme le pauvre à la table du pauvre un soir de Noël, et s’il ne s’exprime pas trop, c’est que, sous la table, on lui balance des coups de pied dans les couilles. Alors, ivre de douleur, il se recroqueville sur son piano, afin d’accompagner, brillamment il faut le reconnaître, notre grande cantatrice Béatrice Darmon, qui, entre deux fellations, a le droit de faire la vaisselle. Elle prépare actuellement un cd avec deux titres, qu’elle enregistre depuis huit mois, et que j’ai intitulé : « J’avale, donc je suce ». Avec Denis à la basse, Martial au piano, Patrick à l’harmonica, et Anthony à la critique. Et ce sera gratuit !!!
Chers lecteurs, lectrices chéries, nous mettons tout en œuvre pour vous plaire et vous divertir, car sans amour du public, on n’est qu’un margoulin du spectacle. On n’est pas riches, on tire même le diable par la queue, mais comme il est pédé comme un phoque, il adore ça.
CELA DIT, soyons tout de même réalistes : s’il vous arrive d’aventure de constater un trop-plein de fric sur votre compte bancaire, pensez à nous, on accepte les dons. Et, du coup, vous deviendrez membre de l’association LES AUTEURS REUNIS.
Le chèque est à libeller à l’ordre des auteurs réunis, 25 chemin des bruyères, 74 410. Saint Jorioz.

Rappel de spectacle : JEUDI 13 JULLET chez Jean-Louis, soirée avec
NANAR ET GRIBOUILLE
ZE FRED ET LES MEUFS
EVELYNE GALLET
DENIS ZAVARISE
MONIQUE TREHARD
DANIEL GROS
PATRICK FONT
ROBERT THOMAS
JEAN-MICHEL MATTEI.

Bises !


 
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LE COQ DES BRUYERES mardi 4 juillet

 

MERCI MONSIEUR JEAN !

Voici ce qu’écrit Jean Cocteau à la page 23 de « Journal d’un inconnu » :
« Une salle payante ne préjuge pas, s’électrise coude à coude, s’ouvre toute grande, ne s’isole pas du spectacle comme le spectateur invité, lequel porte un uniforme imperméable à toute grâce ».
Bon, si maintenant Jean Cocteau se met à penser comme moi, c’est catastrophique, car, comme il a tout écrit avant que j’use du stylo, je vais passer pour un immonde plagiaire. Vous me direz qu’il vaut peut-être mieux imiter Cocteau que BHL, et vous aurez raison. Non point que je méprise BHL, mais mon esprit étroit fut toujours imperméable à la philosophie, excepté celle de Nietzsche, et encore n’ai-je pas tout compris, tout assimilé chez ce grand bonhomme qui aimait tant les bêtes au point d’en devenir humain.
A propos des critiques de théâtre, Sacha Guitry disait : « J’ai horreur de jouer devant des gens qui travaillent ». Belle pique, monsieur.
Berlioz écrivait : « Je ne lis jamais les critiques. Au-dessus de vingt lignes, je remercie ». Ouais, cool ! comme dit un de mes petits copains.
Fort de ces trois remarques Ô combien sensées et lucides, j’en suis toujours à me demander pourquoi les gens du spectacle s’entêtent à inviter des journaleux, critiques, et autres observateurs étrangers à l’émotion publique. On me dira que c’est pour faire de la pub alors écoutez-moi bien : pendant un quart de siècle, j’ai écumé les salles de France et de Navarre sans JAMAIS inviter un seul journaliste. Et disons-le tout net, sans inviter d’autres personnes que les jeunes femmes avec qui nous avions l’intention de nuiter car on n’attrape pas les nègres avec du vimouche. Les quelques rares scribouillards invités par quelques rares organisateurs nous ont, pendant 25 ans, laminés, vomis, au moyen de cette vanne récurrente : « Font et Val ? Des attardés de mai 68 ». C’était leur cheval de bataille, leur mot d’auteur, leur Austerlitz, à ces fins. Eh bien, croyez-vous que nous en eûmes à souffrir,de leurs critiques négatives ? Apparemment non, si j’en crois l’audience qui, chaque année, grossissait de cent à deux cents personnes.
Qu’avons-nous besoin de critiques ?
Oui, le copain qui vous fait des remarques, parce qu’il vous aime bien et qu’il aime vous voir progresser, mais c’est si rare, ça se compte sur le doigt du pouce !
Oui, le collègue qui monte en scène avec vous, et qui redoute de vous voir faiblir, et qui a de la peine si vous n’êtes pas très bon, mais c’est rare, maix ça existe, je pourrais citer des noms si je voulais parler de Daniel Gros, Jean-Michel Boris, Alain Bert, Béatrice Darmon, Martial et Anthony ( le bouffeur de madeleines )…
Mais de grâce, messieurs les directeurs de théâtres, laissez les artistes jouer, chanter, musiquer, sans réserver les places du premier rang à ces tireurs de gueules, ces gouttes de vinaigre, ces statues de l’île de Pâques…
Et laissez le public jouir loin de ces stalagmites !
Un jour, une certaine dame visiblement instruite des choses de ce beau monde se laissa aller à lâcher entre le café et la Bénédictine, sur le velours feutré d’un fauteuil de restau en vue :
« Hufff…Alors, que faut-il aller voir en ce moment ? »
Pardonnez-moi de me citer, mais la réponse jaillit, fusant de ma bouche :
-Ma bite, madame.
Désolé, mais si vous saviez le bien que ça fait !...

Lu sur un mur, tracé en gros au pinceau noir : « A BAS LE SPORT ! »
Encore un qui ne suit pas la Coupe du Monde avec toute l’attention requise.


 
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LE COQ DES BRUYERES mercredi 5 juillet

 

PAS BOUGER.
J’ai fait ces petits couplets ce matin, à l’usage des voyageurs frustrés…

En attendant d’él’ver des gosses
Qui mourront là où ils sont nés
Nous irons en voyag’ de noces
Dans la banlieue d’Aubervilliers
Pardon madame la marquise
Mais je n’ai pas assez de sous
Pour vous emmener à Venise
Et j’en suis désolé pour nous

Nous vivons ces temps imbéciles
Où dans la course du progrès
Nous devons rester immobiles
Enracinés comm’ des cyprès
Plantés autour du cimetière
Où 6O millions de pékins
Doiv’nt se serrer la ventrière
Pour s’offrir un voyage en train

C’est fini le temps des nomades
Chacun chez soi faut pas bouger
Finies les grandes escapades
Vers les pays qui font rêver
Si t’as pas le fric nécessaire
Reste chez toi faut pas bouger
Les pays lointains ma commère
Tu les as tous dans ta télé

On a mis les pieds sur la lune
Mais parfois vous rêvez tout haut
D’aller faire un tour à Pampelune
Y voir danser le fandango
Mais putain dans ma boîte aux lettres
Une facture inopinée
M’interdit de poser mes guêtres
Plus loin que le bout de mon nez

Avec ses réclam’s à la louche
La SNCF s’ingénie
A nous mettre l’eau à la bouche
Avec tous ses tarifs réduits
Seul’ment voilà faut avoir l’âge
Et ne pas se tromper de date
Si tu veux partir en voyage
Sans revenir la bourse plate

J’ai des pensées inavouables
En voyant l’homme de la rue
Se dépenser comme un beau diable
Mais ne pas bouger beaucoup plus
Que depuis l’homme des cavernes
A se demander en effet
Si les princes qui nous gouvernent
N’y trouvent pas quelque intérêt

Une planète qui voyage
Aux quatre coins de l’univers
Et qui engrange des images
Pour les longues soirées d’hiver
Ne deviendrait-ell’ pas moins conne
Qu’à rester devant sa télé
Où la bêtise nous cantonne
Dans le creux de nos canapés

Je dis peut-être des sottises
Mais, princes qui nous gouvernez,
Permettez qu’on aille à Venise
A des tarifs mieux étudiés
Et si l’un d’entre vous m’écoute
Il peut être ma foi certain
Que j’abandonnerai ma route
Afin de monter dans son train.

P.F.


 
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LE COQ DES BRUYERES jeudi 6 juillet


Les jeudis d’Anthony


Hexagone

Les Français partent en vacance et les exilés reviennent en politique. C’est ainsi que ce mois de juillet nous offre deux retours : Jospin et Juppé. Si l’un veut l’Elysée l’autre veut son fauteuil de maire de Bordeaux. L’un revient de l’île de Ré l’autre du Canada. L’un est un perdant l’autre un escroc. Le retour de l’un amuse le retour de l’autre semble logique.
Alain Juppé a était condamné le 30 janvier 2004 pour abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité. Avant sa condamnation, Juppé avait déclaré qu’il ne ferait pas appel quelque soit la peine, mais dix ans c’est long alors, il fit appel et fut condamné à quatorze mois de prison avec sursis et à une peine d’un an d'inéligibilité. Avouez que ça tombe bien surtout quand trois après il y a des présidentielles. Hugues Martin, l’actuel maire de Bordeaux, a déclaré : « je vois mal pourquoi et comment nous ne pourrions pas utiliser pour Bordeaux les formidables capacités de cet homme », car il est de plus en plus question qu’Hugues Martin et sa majorité démissionnent en août pour des élections en automne.
Lionel Jospin, candidat du PS à la dernière élection présidentielle, avait déclaré que sa défaite était « un coup de tonnerre » et qu’il se retirait « de la vie politique ». J’admire les journalistes et le zèle dont ils font preuve quand ils rappellent systématiquement la petite phrase de Jospin. Bien sûr, on peut déplorer qu’ils oublient d’agir de cette manière avec tous les hommes politiques, en ne s’offusquant jamais que les promesses ne se tiennent pas, que les bilans soient souvent tronqués et qu’ils ne rient pas lorsque notre cher Président déclare « c’est mal de mentir aux français ». Mais, ils font leur boulot avec Jospin et c’est tout naturel ! Jospin avait un bilan de premier ministre honorable, il n’est mouillé dans aucune affaire judiciaire et comble de l’ignominie, il a fait le point pendant une année puis il est intervenu de temps en temps, dans divers journaux, pour donner son opinion. Maintenant il souhaite revenir.

Jospin a vécu ce qu’aucun homme politique de gauche français n’a vécu. Il a dit qu’il se retirait et il semble qu’il regrette. Mettons-nous à sa place et essayons de comprendre La phrase. Candidat à la présidentielle au bilan satisfaisant en tant que premier ministre, il affronte un adversaire au bilan minable qui se retrouvera devant le juge s’il perd les élections. Chirac et le RPR décide d’accès la campagne sur l’insécurité pour masquer leur manque de programme. Jospin voit Sa gauche pluriel se diviser pour préparer les législatives, au lieu de préparer un programme commun puisqu’ils ont gouverné ensemble et qu’ils gouverneront ensemble après la victoire. Mais voilà, l’honnête Jospin passe pour un homme austère tandis que l’escroc Chirac passe pour un bon vivant. Il faut reconnaître que Lionel ne met pas sa main dans le cul des beaufs pour avoir le vote des vaches et… réciproquement.
Coup de tonnerre ! Lionel ne passe même pas le premier tour et c’est l’extrême droite qui accède à la finale. Lionel assiste à la victoire de la démagogie : Chirac et Le Pen.

Jospin a pris le plus grand bide de l’histoire des socialistes, il est rejeté par le bon peuple qui a préféré ne pas sacrifier un dimanche devant la télé plutôt que de voter et participer à l’élection de l’homme qui les représentera ! Par contre, s’il y avait eu un vote pour choisir le nom du sélectionneur de l’équipe de France de foot, on peut être sûr qu’ils se seraient déplacés en bus tous ces connards !
Il y a deux catégories chez les abstentionnistes : ceux qui ne vote jamais parce qu’ils s’en fichent ou qu’ils pensent faire un acte politique et ceux qui votent s’ils n’ont rien de mieux à foutre. C’est cette deuxième catégorie que je méprise : la catégorie des légumes, des je-me-mets-où-on-me-pose, ce qui pense que la politique c’est « magouille et compagnie et que toute manière il faut un homme à poigne car vous comprenez moi et mon mari (ma femme, mon fils…) on le dit comme la télé le pense ». La réduction du temps de travail, le code du travail, les congés payés, l’abolition de la peine de mort, le droit d’asile, la liberté de la presse, les droits de l’Homme… que de magouilles faites à un peuple à qui « on la fait pas » parce que le bon français pur porc, il est plus malin et il sait que les politiciens veulent l’endormir ! T’endormir ? Pauvre con de franchouillard, tu refoules les chrysanthèmes ! Ce n’est pas un sondage qu’il faut faire pour savoir ce que ton groin peut raconter mais une autopsie !
Si les français ne veulent plus que le Canard enchaîné révèle les magouilles de certains de nos « Grands hommes » (c’est le Canard qui révéla les emplois fictifs de la mairie de Paris) ils n’ont qu’à voter pour ceux qui n’ont aucune casserole à traîner derrière leur gros cul.

Sans frontière

Le prochain G8 va se dérouler en Russie et l'Eglise orthodoxe russe a demandé à 200 leaders religieux de plus de 40 pays différents de se réunir pour rédiger une déclaration commune qui sera remise aux chefs d'Etat du G8 : « Nous ne voulons pas discuter de théologie, mais de tous les problèmes qui agitent l'homme moderne, car il n'existe pas aujourd'hui de mécanisme de dialogue des religions sur ces sujets » clament les morpions de Dieu, ils veulent débattre sur le terrorisme, la prolifération des armes, les relations entre sexes ou la bioéthique... en gros, ils veulent nous illuminer un peu.

Les religieux fonctionnent comme des mites dans une baraque. Au départ c’est pas grave, tu fais pas gaffe et un jour en claquant la porte un peu trop fort, la maison s’écroule sur ta gueule. Il ne faut jamais demander l’avis d’un religieux car il a raison. Je m’explique, ne connaissant pas ou refusant l’existence du doute, il ne débat pas. Il ne fonctionne qu’en suivant les règles du prosélytisme. Vous avez obligatoirement tort puisqu’il pense comme Dieu. Si un religieux vous écoute c’est pour pouvoir vous convaincre ensuite. La plupart des croyants ne suivent jamais à la lettre les principes de leur culte. Ceux qui les suivent à la lettre sont des fanatiques et lorsque c’est gens veulent faire de la politique ou partir en guerre, allant parfois jusqu’à combattre un artiste ou un homme politique, ils prouvent que Dieu n’existe pas !

S’ils étaient certains de l’existence d’un Dieu, ils ne voudraient en aucun cas s’occuper de la politique, activité vaine puisque Dieu décide de tout. Ils ne s’amuseraient pas non plus à prendre la place de Dieu pour donner la mort.
S’ils étaient certains de l’existence d’un Dieu, ils seraient malheureux pour le mécréant qui fait fausse route. Les guerres de religions ne sont qu’affaires de pouvoir et de manipulation. Le mécréant n’est pas le diable ou le mal comme ils l’affirment, mais la preuve de leur propre doute. C’est pour cela qu’ils leur font la guerre. Pour le dégoût des femmes/ Qu’ont tes curés tes imams/ Pour la sexualité que tu rends tabou/ Par ta morale à deux sous/ Pour tes djihad/ Pour tes croisades/ Je salis ton nom, religion.

Soufflons les bougies

Le Dalaï-lama a fêté pour la dernière fois son anniversaire. En effet, il est dans un tel état qu’avec un peu de bol il ne passera pas l’été. Mais que les amoureux du gourou du toit du monde se rassurent, la mort va le rapprocher et le faire communier avec sa philosophie de supermarché : il sera réincarné en rouleau de Lotus !

Médias

Bien que je ne pense pas être d’un naturel paranoïaque, je crains pour ma liberté et celle des journaux que j’aime lire si Sarkozy monte sur le trône du Faubourg St Honoré. Arnaud Lagardère, propriétaire de Paris Match a viré le directeur de la rédaction Alain Genestar coupable d'avoir publié des clichés de Cécilia Sarkozy avec son amant faisant de son ami Nicolas, le cocu le plus célèbre de France. Je rappelle que Lagardère possède Europe 1, le Monde, le Parisien, la Tribune, Elle, Télé 7 jours, Public… Paris Match est un torchon, j’en conviens, mais maintenant nous savons que si Nicolas est Président, les journalistes n’auront qu’à bien se tenir.

Sport

France vs Portugal 1-0
Supporter de l’équipe de France vs Rame de métro 0-1
Le foot me dégoûte :
Jean-Louis Debré a accroché sur le devant de L’assemblée Nationale une banderole où l’on peut lire : « allez la France ». Chirac a annoncé qu’il se rendrait à Berlin pour la finale et moi j’espère qu’ils vont la perdre cette putain de finale ! En fait, s’ils la perdent, ce sera jubilatoire : les regarder chialer, admirer la tête de con de notre Président qui aura fait le voyage pour rien, et surtout n’entendre aucun klaxon dans la ville où je me trouverai, quel bonheur !

Nombril

La semaine dernière j’ai écrit une chronique appelée : « Anthony n’aime pas les gens ». Il s’agissait d’un clin d’œil au dessinateur Charb. Je l’aime beaucoup, son dessin rond et virulent va merveilleusement et directement à l’essentiel. Le sujet est mis en valeur sans fioriture comme le fit autrefois Jean-Marc Reiser.
Charb ne dessine pas vraiment l’extérieur (le physique) mais plutôt l’intérieur (la personnalité) de ses personnages et c’est pour cela qu’ils sont laids et grotesques. Cabu a crée le Beauf, Binet le Bidochon et Charb a choisi de dessiner un personnage unique qui représente tous « les gens ». Pour lui, l’Homme n’est qu’une vulgaire copie d’un autre homme et c’est honnêtement une trouvaille très intéressante brillante et novatrice ! Charb est l’un des grands dessinateurs de presse d’aujourd’hui et sa chronique dans Charlie Hebdo est un régal !

Le Bar des vieux cons n°8 va arriver. Avec au comptoir : Patrick Font qui souhaite se faire embaucher comme critique socialiste au Figaro, Thierry Rocher le fumeur de Pall Mall, notre sirène Béatrice Darmon et Martial le pianiste du calambour. Sans oublier à la réalisation Denis Zavarise de Bergerac du slip qui paraît-il, aux dires de toutes les savoyardes, n’a pas un cap mais une péninsule !
Sans l’absence de Daniel Gros l’équipe serait au complet. Mais ne vous inquiétez pas, Daniel n’a rien de grave, il n’a tout simplement pas pu résister à la beauté d’un week-end à St Jean de Maurienne. Les aveugles le comprendront.

Excellente nouvelle, l’œuvre de Patrick Font sera gratuite et disponible sur ce site ! Après l’INA, c’est Patrick qui ouvre ses archives et il a raison ! D’ailleurs avec Martial nous allons faire de même. Notre disque vous sera offert si vous nous envoyez un chèque de 15 € (renseignements sur le site www.martialetanthony.com ). Alors faites-vous plaisir… ça nous fait plaisir !


 
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LE COQ DES BRUYERES vendredi 7 juillet

 

AVIGNON.

Scandale l’an dernier dans la cité des pipes à cause que des comédiens se pavanaient nus sur scène…Moi qui suis passé par ce festival à deux reprises, je peux vous dire que je comprends fort bien ces saltimbanques, et pour deux raisons :
-Traverser la scène tout nu, je fais ça depuix trente ans sous le regard amusé des hommes et les yeux extasiés des femmes. Je le fais moins aujourd’hui, vu que l’amusement masculin a nettement dépassé en ampleur l’extase féminine. Apparaître nu devant mille à quinze cents personnes m’était une joie indicible, et l’espace de trois secondes, la jouissance était à son comble. Car l’éclat de rire jaillissant du parterre était grisant à souhait. Oh, ça ne durait pas, ça relevait moins d’un strip-tease que d’un flash, et ce n’en était que plus délicieux, car comme dit Voltaire : « Trop de plaisir, ce n’est plus du plaisir ».
-A Avignon en juillet, j’ai terriblement souffert de la chaleur. Au point d’en avoir des accès de mauvaise humeur, et de finir par détester cette cité pleine jusqu’à la gueule de gens qui marchaient comme des poissons dans l’eau. Seule oasis dans cette tempête de chaleur : le DOLPHIN BLUES, une péniche-théâtre qui nous accueuillit plusieurs fois. Il m’est arrive de la piloter, un jour de printemps 2OOI, et tout le monde s’en souvient encore dans le port d’Alger. Ne pas comprendre que des comédiens laissent tomber le costume pour évoluer sous cette canicule récurrente relève de l’abrutissement intellectuel propre à la moitié de la clientèle.

Un artiste belge, Jean Fabre, va,dit-on, jusqu’à faire pipi sur scène. Je ne vois là rien de choquant, à plus forte raison s’il urine sur le crâne des critiques du premier rang.

Qu’un critique de presse nage dans la pisse, c’est en quelque sorte un retour aux sources, non ?

Bref, comme d’hab’ beaucoup de bruit pour rien, tempête dans un dé à coudre, acné journalistique, remplissage de feuilles de chou. Ce que j’admire dans la presse, c’est son étonnante faculté à remplir jusqu’à cinquante pages avec du texte, tous les jours. Même si le texte est creux comme un creux de vague sur le lac Léman, faut tout de même les aligner, les mots, en des phrases correctement syntaxées. Faut passer du temps sur le clavier, avoir l’énergie suffisante pour ne rien dire en l’écrivant !

Avignon ? On peut tout dire là-dessus, et moi je dis que l’important, c’est le plaisir qu’on y glane au hasard du in, du off, et des rues. C’est la possibilité de nouer des contacts avec des Norvégiennes qui sucent, et rien que cela vaut le déplacement. C’est pour nos dames, l’occasion d’égarer
leur alliance de mariage dans le slip d’un danseur khirguize. C’est, pour les gastronomes qui ont de bonnes dents, le bonheur de croquer un croissant rassis à deux euros cinquante dans une brasserie qui a rignon sur pue.
Et d’avaler de l’eau claire déguisée en café noir.

Un seul reproche, si je puis me permettre : je dirai ceci, comme le disait Philippe Noiret avant-hier : « Même si le bémol que je mettrrais à cet optimisme, ce sont les marchands. Ceux qui louent trois fois leur espace dans la journée, à des prix souvent prohibitifs, à des compagnies qui n’ont que deux malheureuses heures pour glisser leur spectacle entre deux autres représentations… »

Bon juillet mes fines, et que vos seins charmants s’expriment au soleil des plages ! Rien de plus important à mes yeux pervers.


 
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