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Nicolas Sarkophage ou le coup du père François.
Fait d’hiver : par une nuit glacée, sur une route gelée, trois hommes givrés sortent de Thorens-Glières en direction de Groisy, à vive allure, dans un brouillard à couper à l’Opinel, à bord d’une puissante et spacieuse voiture puisque volée (on ne vole pas les veaux, sauf les Volvo).
Au même instant, trois gendarmes quittent la brigade de Groisy en direction de Thorens, à bord de la bétaillère de service, en vue très réduite, en raison du brouillard à couper à la hache, d’intercepter trois malfaiteurs en plein vol.
Soir de chance pour les roussins, l’interception va se faire plus vite que prévu, à l’insu de leur plein gré, à l’instant où la puissante cylindrée volée vient s’emplâtrer le poulailler à roulettes de la brigade groisilienne. La collision, quoique violente, ne fait pas de blessés. Malgré le choc et le brouillard à couper à la tronçonneuse, les trois malfrats doivent se rendre aux gendarmes et à cette cruelle et fatale évidence, en voyant les képis : ils sont faits.
C’est la joie du côté de la marrée-chaussée ; on sait pourquoi on va boire ce soir…pour fêter cette arrestation, la récupération d’un précieux butin et l’enterrement de la volière ambulante de service.
Gendarmerie de Groisy, interrogatoire serré :
« - Mais pourquoi bon dieu, avez-vous volé la statue de Saint François de Sales sur la place de Thorens ?
Devant le mutisme des voleurs de saints, le plus grand des cognes reprit en s’excitant (chez les gendarmes, il y en a des longs et des courts…:
- Chef, je peux leur en mettre une ?
- - T’excites pas, on les aura à l’usure, répondit le chef, qui n’était pas le chef pour rien.
Mais, la voix du patron fut soudainement interrompue par des cris venus de la pièce à côté :
- Chef, chef, venez vite, la stat, la stat…
- Brigadier Murgeon, je vous avais dit de ne pas toucher les bouteilles avant la fin de l’interrogatoire, hurla le chef qui connaissait bien ses hommes.
- Mais bon dieu, venez vite, chef, la stat, la statue, elle, elle parle…
Et le chef dû bien vite se rendre, non pas aux gendarmes, puisqu’il en était le chef, mais à cette incroyable évidence, on entendait bien des voix venant de l’intérieur de la statue volée sur la place de Thorens.
Les trois gendarmes passèrent alors par tous les états, à l’exception de l’état d’ivresse, le seul qu’ils auraient aimé connaître cette nuit.
Le chef reprit ses esprits, se saisit d’un magnum…de vin rouge et se servit un grand verre avant de partir en mission dans le ventre du père François.
L’ouverture de la statue était à la fois simple et sophistiquée, ce qui dérouta les trois hommes en bleu, d’un côté des charnières, de l’autre des targettes ; les targettes, ils savaient les donner, pas les ouvrir. Ils en vinrent à bout après avoir bu les trois magnums de rouge.
Et là, il devient impossible de raconter ce qui se passa dans la tête des roussins ; les bleus devinrent blancs, malgré le rouge. L’homme caché, couché dans la statue avec une grosse bosse au front, le petit homme qui était en train de se remettre sur pieds, ils le connaissaient bien le voyant tous les soirs à la télé,c’était bien lui : Sarkozy. Mais que foutait le sinistre de l’intérieur à l’intérieur de cette sinistre statue ?
Le Sarko se mit à causer :
- Cool les mecs, je boirais bien un bon canon et vous avez rien à fumer ?
- Mama Marlboro, caca Camel, bafouilla le chef.
- Oh là ! cool les mecs, un bon pétard, un petit joint et vous avez pas des gonzesses dans le pays, je me ferai bien fumer le cigare…
Il entra dans la pièce à côté et reprit :
- Pourquoi ces mecs sont menottés, il faut me les détacher, ils ont peut-être du chite, ils ont l’air sympas, surtout le grand black…Et faîtes y p’ter un coup de zique qu’on s’explose grave les tympans.
Le chef dû se rendre, une nouvelle fois, à cette fatale et cruelle évidence, le Sarko en avait pris un bon coup dans la cafetière au cours de l’accident.
Renseignements pris auprès du ministère de l’intérieur, les gendarmes de Groisy surent pourquoi Sarkozy se trouvait, ce soir là, planqué dans la statue de Saint-François sur la place de Thorens. Le petit ministre avait demandé à être caché dans des statues au centre des villes et des villages pour mieux surveiller, contrôler la population. Et il a été pris au piège de son stratagème.
Place Beauvau, on propose de faire intervenir…Zidane pour mettre un grand coup de boule sur la tronche à Sarko, histoire de lui remettre les idées en place.
Zizou fais pas le con ! Oui, je sais, on en a tous envie, mais il faut raison garder pour ne pas Sarko frapper, pour lui remettre la tête en place. Le coup du père François nous l’a rendu inoffensif, surtout laissons-le ainsi.
N’oublies pas Zizou que la France blacks, blancs, beurs, ce n’est pas la France de Sarko, ce n’est pas la France des charters, des expulsions, de l’immigration jetable, de l’immigration choisie, des enfants et de leurs parents traqués, menacés d’expulsions, de la violence dans les commissariats…
Il y a des jours où on lui mettrait bien un coup de Zizou sur le groin, au sinistre de la place Beauvau.
Didier Magnin
P S : le premier lecteur qui trouvera dans ce texte une contrepètrerie et un zeugme et qui en informera les auteurs réunis, gagnera :
- une nuit à l’hôtel de police d’Annecy, si réputé pour ses gardes à vue,
- ou une bonne bouteille de vin offerte par l’auteur de ce texte..............
Heureux gagnant, faîtes le bon choix !
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