Le hasard en politique c’est comme la culture sur TF1 ça n’existe pas. Nous connaissions le concubin de Ségolène Royal et voilà que nous apprenons l’existence de ses frères. Quelle famille, quelle santé !

Anthony : illusions, désillusions et mauvaise foi

 


Hexagone

Le hasard en politique c’est comme la culture sur TF1 ça n’existe pas. Nous connaissions le concubin de Ségolène Royal et voilà que nous apprenons l’existence de ses frères. Quelle famille, quelle santé ! Chez les Royal, on trouve en plus de la fille reine des sondages, un frère roi des explosifs, le tout couronné par un autre frère prince des balances. Pour les lecteurs qui n’ont pas eu vent de l’affaire, je vous la résume : Un des frères de Ségolène (Antoine) a raconté que son autre frère (Gérard) était celui qui a posé les bombes sur le Rainbow Warrior quand le brave Fabius était premier ministre… c’est le genre de hasard qui renifle la préméditation ! Alors, comme dirait l’inspecteur de base, à qui profite le crime ? Et bien, il semble que le « crime » serve à un peu tout le monde. A première vue, Sarko le nabot semble être l’auteur de cette « indiscrétion » qui déstabilise, dès le départ de l’investiture, les candidats Ségolène et Laurent ; Puis vient la seconde solution qui me paraît bien plus amusante. Imaginez que la petite Ségolène face sortir, avant la campagne, la seule épine qui serait susceptible de venir ternir son projet pour 2007 si l’info se savait très peu de temps avant la mois de mai ? Pour l’attaque balourde de l’UMP, tapez 1 ; pour le pétard mouillé du PS tapé..?

Salut l’artiste ! Lionel Jospin ou le candidat confondu aurait titré Molière pour nous raconter la vie du parti socialiste depuis la mort de Mitterrand. Molière étant absent, je résume sa pièce posthume.

Acte I Scène 1.
Le tonton a donné de la gauche une image médiocre au brave peuple qu’il prétendait représenter. Le tonton malade, c’est à Jospin qu’incombe l’honneur d’aller draguer la France.
Acte I Scène 2
Lors de la campagne de séduction, Jospin se découvre être un espoir pour tous ceux qui sentaient la rose se transformer en chrysanthème.
Acte I Scène 3
La campagne est bonne mais les socialistes la perdent. Avec tout de même le plaisir d’avoir un nouveau PS près à réserver la suite nuptiale la prochaine fois.

Acte II Scène 1
Le Roi Chirac, trop sûr de son pouvoir, se laisse aller à un coup de poker conseillé par un certain Galouzeau de Villepin. La dissolution est un fiasco et France cherche un amant.
Acte II Scène 2
Jospin dit à France qu’elle est la plus belle pendant cinq ans. Comme dans toutes les histoires, il fait de bonne chose et en rate d’autres, mais le bilan est très honorable pour affronter de nouveau le mariage présidentiel.
Acte II Scène 3
Le peuple a mieux à faire que d’aller voter au premier tour, ça tombe bien, les fachos n’ont rien de mieux à faire que de bourrer les urnes et violer la petite France. Jospin délaissé par Angélique ou France, je ne me rappelle plus de l’héroïne, qui lui préfère son vieux mari impotent après le choc des fachos, s’en va.

Acte III Scène 1
Jospin attend que France s’excuse et qu’elle l’appelle pour revenir s’occuper d’elle.
Acte III Scène 2
Ne voyant rien venir, Lionel force l’entrée du plumard de France qui à l’air de préférer la compagnie d’une dame… Lionel se désole que son ancienne maîtresse soit un peu trop libérée.
Acte III cène 3
Ce voyant le cocu de l’histoire, Lionel remballe son bouquet de roses avant que France n’est à faire un choix… se promenant près du champs de mars il conclue « Lorsqu'on a, comme moi, épousé une méchante femme, le meilleur parti qu'on puisse prendre, c'est de s'aller jeter dans l'eau la tête la première ».
Les tragédies humaines font toujours d’excellentes comédies.

Sans frontière

Walker Bush vient de recevoir un magistral coup de pied au cul donné par Bob Woodward, journaliste vedette du respectable Washington Post, dans son dernier livre State of Denial : Bush at War, Part III (Etat de déni : Bush en guerre, troisième partie). La surprise est d’autant plus grande que Bob avait habitué Bush aux lauriers. Woodward décrit Bush et sa clique comme des incapables qui sont influencés par Kissinger. Kissinger c’est le type qui a laissé s’embourber la guerre du Vietnam et qui, selon Woodward, voudrait prendre sa revanche en Irak. Bush a reçu ce conseil éclairé de la part de Kissinger : « la seule stratégie sensée est la victoire », les Irakiens n’ont plus qu’à dire à Kissinger que finalement l’important, c’est de participer.
Bush, toujours lui, vient de proposer ce qu’on pourrait surnommer « la torture choisie » pour certains prisonniers considérés comme des « combattants ennemis » qui auraient « matériellement et intentionnellement » aidé des « groupes terroristes » avec des armes, de l'argent ou d'autres formes d'aide. Bush aura le droit de déterminer ce qui peut être considéré comme de la torture et ce qui n’en est pas. Evidement tout le monde s’insurge et moi je trouve ça logique ! Mais non chers lecteurs, je ne fais pas l’apologie de la torture, simplement les USA, qui en sont encore à pratiquer la peine de mort, je ne vois pas pourquoi ils se priveraient d’une saloperie de plus. La logique veut qu’un Etat supprime les formes de tortures, puis un peu après, la peine de mort, un peu après la perpétuité et enfin la prison pour trouver une manière plus moderne de « guérir » ceux qui enfreignent la loi. Je n’ai pas de solution, mais je pense qu’au XXIème siècle on ne peut plus « punir » les hommes de la même manière qu’au début de l’Humanité !

Médias

Pardon, je m’en veux ! Je me suis laissé dépasser par mon engouement pour l’humoriste Didier Porte que j’écoute tous les midis sur France Inter, j’allais presque vous en parler toutes les semaines, mais heureusement un homme a ouvert mes yeux trop occuper à se plisser lorsque j’ai un fou rire en écoutant Porte. Cet homme c’est Paul Wermus le grand journaliste de VSD. Quoi ? Comment ça, y a pas un journaliste dans VSD ? Mais bien sûr, et non c’est pas un torche-cul, VSD ! Si VSD c’était un attrape-merde, si les lecteurs de VSD avaient le QI d’une bactérie au stade fécale, vous pensez que Monsieur Wermus y tremperait sa plume ? Ah bon.
En plus de faire marcher son stylo dans VSD, mais il paraît que sa porte bonheur, Wermuz s’étale aussi dans le « nouveau » France soir. Wermus écrit que Porte est un « humoriste à trois sous et (le) bras armé de Stéphane Bern, (qui) s’en prend sauvagement à notre journal. Il est vrai que ce clown, aussi triste que pitoyable, qui n’a jamais gravit les marches de la gloire, pigiste à la petite semaine sur France Inter, rêve du succès qu’il n’aura jamais. Plus vulgaire que drôle son aigreur l’étouffe ». C’est le genre de compliment qui fait envie. Parce que, être critiqué par Wermus c’est comme ce faire traiter de con par Cauet, c’est un compliment haut gamme. Félicitation à Didier Porte qui s’est trouvé un nouveau copain !

Nombril

Après Laurent Joffrin et Edwy Plenel, c’est Denis Zavarise qui a été contacté par Monsieur Rothschild pour remettre Libération sur les rails. Selon la rumeur, Denis après avoir fait une visite au siège du journal se serait fait surnommer, en référence à son humour et à autre chose que je n’ai su déterminer « le Monté python ». Monsieur Zavarise n’a pas souhaité s’exprimer devant les collaborateurs du Coq des Bruyères ; il ne nous a simplement fait part que sa collection de strings s’était décuplée. Nous vous tiendrons informé de l’évolution dans la presse nationale de notre très très très cher (tous les sens du terme) Directeur de la Rédaction et de la publication, le Sieur Denis Philibert de Zavarise.

Anthony Casanova

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