Anthony : illusions, désillusions et mauvaise foi
Hexagone
Je sais, cher lecteur, que vous étiez angoissé pour « le meilleur d’entre nous ». Vous aviez peur que les casseroles agglutinaient à ses pantoufles ne l’empêche de revenir ! Et bien non. Alain Juppé est de retour pour le plus grand plaisir des Bordelais qui savent que c’est pas parce qu’on balance du raisin italien dans la préparation d’un grand Bordeaux qu’on est un escroc ! La morale est sauve, Alain est de retour. A Bordeaux, ils se sont déplacés à 44 % et ils l’ont élu dès le premier tour. Merci aux abstentionnistes qui savent qu’on ne badine pas avec l’amour d’un homme pour sa ville. Oui, c’est sa ville ! Bordeaux est à Alain Juppé comme le caniche Pupuce est à ma voisine. Ils ne peuvent se séparer, ils savent que le sucre donné par Alain n’a pas le même goût. Si Alain dit « au pied » le Bordelais se couche en tirant la langue, si Alain dit « oh le vilain toutou » le Bordelais pleure et lui apporte ses savates ou la Mairie c’est selon le désir du maître. Mais il ne faudrait pas oublier dans les remerciements la liste PS-PC de Jaques Respaud qui a obtenu 25,20 % des suffrages, soit 7 sièges. La liste des Verts totalise 10,30 % et la LCR 2,10 %. La gauche a totalisé 37,60 % et Juppé 56,26 %. Juppé a réalisé son meilleur score, il a fait mieux qu’en 1995 et en 2001 ! Mais, même si ça n’aurait servi à rien, j’apprécie que la gauche n’ait pas fait un bloc commun pour empêcher l’élection dès le premier tour. C’est encore une jolie preuve que la gauche est en bonne santé ! Pendant les années qui vont suivre, elle pourra se nourrir des miettes du « meilleur d’entre nous », bon appétit.
Sans frontière
Il faut parfois nuancer les affirmations. Dans notre noble pays, nous avons l’habitude de rire des Belges sous prétexte qu’ils sont cons comme des Bordelais. Mais il faut se rendre compte de ses erreurs et avouer que la généralisation est une mauvaise chose. Maintenant il faudra dire « c’est l’histoire d’un Belge flamand qu’est con comme un lecteur de Minute qui rentre dans… et après il dit… et tout le monde s’aperçoit qu’il faut vraiment être un con de Belge pour faire ça » on va se marrer en Europe !
La Corée du Nord vient de faire joujou avec une bombe, tous ses voisins sont très contents. La Chine dit que ce n’est pas bien, la France dit que c’est mal… et que va-t-il se passer ? Rien. La Russie vient de perdre une journaliste, la liberté de la presse condamne et vous savez ce qu’il va se passer ? Rien. C’est ça qui est agréable avec les méthodes communistes. Ils ont crée une crise et puis on attend que ça se passe.
Médias
Didier Porte est tous les midis sur France Inter et je vous conseille de télécharger l’émission du Fou du roi où était invité Renaud. Porte l’a remis gentiment en place car pour Renaud si quelqu’un n’aime pas ce qu’il fait c’est que c’est un con, intolérant et jaloux… Bref, Porte fut égal à lui-même : brillant.
Nombril
La force d’un journal est de savoir faire front quand tout va mal, c’est un peu le ralliement des Mousquetaires, un pour tous ! Semble crier les rédactions quand ça va mal ! Mais au Coq des bruyères nous ne sommes pas ainsi ! Non, ça aurait pu, mais voyez-vous Monsieur Denis Philibert de Zavarise s’y oppose. Dès qu’il apprend qu’un journal se casse la gueule, on le voit sourire, ouvrir une grande bouteille de vin et dire « y a des lecteurs esseulés, faut les ramener au Coq ». Beaucoup de patrons de presse sont mort devant le cynisme de M. Denis P. de Zavarise. Mais, il faut le comprendre, Denis s’est fait tout seul. Il a commencé par faire rêver des vieilles milliardaires qui lui ont laissé toute leur fortune, oui cher lecteur, C’est à la force du slip kangourou que D. P. de Zavarise a bâti l’empire que nous connaissons. Denis après avoir racheté un grand quotidien bulgare, m’a fait cette confidence : « Voyez-vous mon cher Anthony, quand on veut on peut ! Moi par exemple, je suis devenu l’amant de très nombreuses femmes en n’ayant pas été forcément gâté par la nature au niveau de mon outil de jardinage… » C’est à ce moment que je compris le démesure de ce requin de la presse… le brave homme pensait que l’unité de mesure du pénis était le décimètre ! En lui apprenant la nouvelle, il a éclaté de rire en me disant que finalement, le proverbe à son égard, de la gente féminine, était justifié… ouvrant une bouteille d’un grand bourgogne, il m’a dis que les femmes disent de lui : « un Zavarise ça trompe énormément ! ».
Anthony Casanova