Anthony : illusions, désillusions et mauvaise foi
Hexagone
Un révolutionnaire. C’est la définition que nous devrions donner à notre Chirac national ! Je suis fasciné par la manière dont Monsieur Chirac a géré la France. C’est beau. Finalement, on se dit qu’en mai 2007, Chirac va disparaître parce qu’il n’y aura plus de raisons pour qu’il survive à sa passation de pouvoir et qu’il va nous manquer ; tous les présidents de la Vème République sont morts après leur règne et Chirac n’échappera pas à la règle car il fut de tous le plus pittoresque. Tous sauf Giscard, je sais, mais Giscard c’était pas un président, c’était juste un type qui a empêché la gauche d’être à l’heure avec l’Histoire. Les années 70 étaient de gauche, la société voulait s’émanciper, se libérer, Giscard ne fut que le dernier maillon conservateur à faire sauter et s’il est toujours vivant c’est parce qu’il n’a servit à rien.
Mais revenons à Chirac. Chirac est un grand et il vient de nous rappeler qu’à la manière du dernier des Mohicans, il serait le dernier des présidents de la Vème et que la race des politiciens de la « vielle école » s’éteindrait avec lui. Alors salut l’artiste ? Non, car Chirac a le sens du spectacle, il sait qu’il vit ses dernières heures sur les planches et comme il est cabotin, il va vouloir faire une dernière pirouette avant la scène finale. Mais il est malin le bougre et il a décidé de nous donner un petit avant goût de ses capacités avec la loi sur le génocide Arménien.
Je rappelle à nos lecteurs distraits que Chirac est de droite, que le premier ministre est lui aussi de droite et que par conséquent la majorité parlementaire lui est favorable. Mercredi la loi reconnaissant le génocide Arménien avec l’alinéa qui interdit tout négationnisme fut votée à l’Assemblée. Les députés ont tranché et par conséquent la France aussi. Mais Chirac a fait savoir en cachette qu’il désapprouvait ce vote en téléphonant à son homologue Turc qui, le cafteur, s’est empressé de le dire devant les caméras ! Chirac a voulu désavouer son propre gouvernement en douce, et ça lui est retombé sur la gueule… c’est sublime, il va nous manquer le dernier des tontons flingueurs.
Sans frontière
Ils savent y faire les islamistes, une bombes par là, une tuerie à côté, un peu de fanatisme pour envelopper le tout et nous, comme de bons impies, on gueule contre les barbus et à force de s’époumoner, on en oublierait presque l’odeur putride des bonnes vieilles soutanes. La présidente du Chili, la socialiste Michelle Bachelet, vient d’accorder le droit aux jeunes filles de plus de 14 ans de demander gratuitement, sans que l’autorisation des parents soit requise, la pilule du lendemain. Pilule qu’elles peuvent demander dans tous les centres de santé. Mais au Chili, les bigots pensent que les histoires de cul ça concernent d’abord la calotte et voilà que les braves chevaliers du goupillon se lance dans une croisade contre le vilain zizi et la méchante foufoune ; Carolina Plaza, maire UDI d'une des communes pauvres de la conurbation de Santiago, a déclaré que la pilule du lendemain « provoque le cancer », tandis que la vice-présidente du parti, maire de Concepción, la seconde ville du pays, a fait un pronostique digne des plus grands astrologues : « On va assister à une explosion du sida. » Et l'unique laboratoire qui produit le contraceptif d'urgence, Recalcine, a suspendu sa production, sous la pression de groupes conservateurs. La distribution actuelle ne fonctionne plus que sur les stocks existants. La pilule du lendemain est en vente, sur ordonnance, dans toutes les pharmacies, mais le Chili est un pays pauvre et la pilule coûte 12 euros ce qui représente 5 % du salaire minimum.
Le mot qui va de paire avec toutes les religions est le mot pauvre. Le « pauvre » est la cible des religieux, c’est le fond de commerce, celui qui fait tenir la baraque. Sans les « pauvres » et leur vie de misère, comment pourrait s’épanouir cette saloperie que l’on nomme « la charité chrétienne » ? La charité, en voilà un mot qui refoule ! Quel sentiment évoque mieux le rachat de sa culpabilité que la charité ? Attention, je n’ai rien contre le type qui donne une pièce ou deux à un autre type qui lui tend la main, mais l’église c’est son fond de commerce l’aumône (qui est aussi l’un des cinq piliers de l’Islam) c’est par cet attrape-kleenex que les marchands de paradis s’offre une légitimité ! On entend alors le badaud dire que : « c’est vrai qu’ils sont un peu vieillots les curés, mais au moins ils aident les pauvres », mais ils les aident pas, ils les enterrent avec leurs bondieuseries. Pour les curés, les homos et la contraception sont des menaces pour la natalité ce à quoi je leur dis que l’église est une menace pour la natalité, car s’il n’y avait que des curetons, y aurait plus de gosses ! Que j’en vienne à défendre la natalité… la religion me met hors de moi.
Médias
Je parle souvent de Didier Porte qui est tous les midis sur France Inter et que vous pouvez écouter via Internet en téléchargeant l’émission du Fou du roi, certes je me régale de ce petit rendez-vous quotidien qui pourrait presque nous faire oublier que France Inter est entre les pattes de ce déchet de Cluzel et qu’il est a parier que si Sarkozy l’emporte en 2007, Porte se retrouvera à la rue. Il pourra profiter de la compagnie de Mermet qui ne devrait pas survivre à la victoire du nabot. Inoxydable, tous les vendredis de 16h30 à 18h00, est une émission savoureuse où l’on a le plaisir d’entendre José Artur et David Glaser sans oublier les chroniques de Lodéon et de Val qui sont un régal. Inutile de préciser que tout ce beau monde ne verra pas 2008 si la gauche n’est pas à l’Elysée ? J’ai beau y réfléchir, je n’arrive pas à trouver une seule raison de souhaiter la victoire de Sarkozy…
Nombril
Curieuse initiative que la décision de « dire la vérité ». Faut-il avouer ses trop nombreuses infidélités ? Avouer à l’ami qui vous sourit sur son lit d’Hôpital que vous vous allait vous occuper à rendre sa veuve joyeuse ? La vérité est-elle bonne à dire ? Le mensonge n’est-il pas la vérité que l’autre veut entendre ?
Et bien aujourd’hui, je vais faire un aveu. Je sais tout. Quoi ? Et bien, je sais pour l’affaire des Bébés congelés, vous savez, la sainte femme Courjault qui modestement a voulu lutter contre la surpopulation dans le monde. Alors, je vais répondre aux questions que je lis dans la presse. Tout d’abord : « pourquoi n’a t’elle rien dit à son mari ? » Tout simplement parce qu’elle pensait que c’était un autre homme qui l’avait engrossé. Un homme qui lui donnais rendez-vous chaque fois qu’elle était de passage en France. Cet homme je le connais, mais je ne révèlerai pas l’identité de Denis Zavarise car le Coq des Bruyères a besoin de lui pour vivre. Ce que je peux dire, c’est que cet homme possède un membre disproportionné qui est une drogue pour toutes femelles normalement constituées, entre elles est appellent ça : le rail ! Seconde question : « pourquoi avoir laissé les jolis bébés au congélateur ? » C’est tout simplement parce que le Directeur de la Rédaction et de la Publication du Coq des Bruyères est un fin gourmet qui aime le Mescal et qu’il n’avait plus un seul crapaud à faire sécher dans une bouteille ! La sainte Courjault pensait offrir à Denis Zavarise de quoi abreuver sa soif pour espérer un remerciement en forme de vingtième ciel… comme le répète souvent D. Z. « le septième ciel, c’est pour les petits baiseurs ! »
En ce qui me concerne, j’approuve cette utilisation pertinente du congélateur et je précise aux futures mamans que mon verre est vide !
Anthony Casanova
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