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Entretiens L’actualité fait parfois ressortir l’horreur du quotidien. Alors que la télévision s’est penchée sur les raisons du meurtre du petit Grégory, un autre fait-divers a ému le monde c’est dernière semaine, il s’agit du drame de la famille Courjault. C’est pourquoi, j’ai tenu à rencontrer le vendredi 03 novembre bébé Courjault à 00H00, heure de Reykjavik. Bébé Courjault est un enfant tout bleu, il est assez gentil même s’il n’arrive pas a comprendre le but de ma visite, je m’assoie en face de lui et nous commençons l’entretien....Entretiens |
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PRISONS. On va les plaindre ! Ils ont tué, violé, braqué, on va les plaindre ! Pauvres
prisonniers dans leurs prisons quatre étoiles avec la télé, les journaux, la
radio, les produits cantinables, les ateliers de travail, on va les plaindre. |
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| Magazine hebdomadaire d'actualité satirique | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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1e année N°19
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| Prochaine parution mardi 21novembre | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Semaine 45 du 13 au 18 novembre | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Chronique à Magnin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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HIRONDELLE. La première ligne de chemin de fer français fut inaugurée en 1847 et plaçait Saint-Germain-en-Laye à 3O minutes de Paris. Cette ligne existe toujours, et si vous passez d’aventure par la capîtale, je vous conseille d’aller vous balader vers Chatou, le Vésinet, St Germain, sur ces pelouses, sentiers, lacs et petites rivières où j’emmène toujours les gens que j’aime bien. On y discute loin des bruits de bagnoles et des sirènes de flics, on y respire un bon air venu des vents dominants de l’Ouest, et l’on s’y nettoie les yeux au spectacle des superbes maisons qui sentent le fric, puisque rien n’est parfait.
UN FILM. Mais jusqu'où ira Clint Eastwood ? Cet homme n'en finit pas d'enfiler les chefs-d'œuvres, c'est très emmerdant pour les antiaméricains de base qui consacrent leur temps à chier sur les USA sans avoir pris soin d'y mettre les pieds, c'est assurément un défaut dans notre cuirasse des Français-les-meilleurs-du-monde, mais moi je me réjouis toujours de ce que j'ai vu au sortir d'un ciné donnant un film d'Eastwood. Outre les magnifiques westerns dans lesquels il a fait le coup de feu, ce géant mince ne cesse de me ravir, au point que j'éprouve du plaisir à vous le dire. Entendons-nous bien : militant pour la disparition totale de tous les critiques d'art, je ne dis pas que c'est bon, mais que ça me plaît, et si d'aventure un adjectif flatteur glisse de ma plume, veuillez m'en excuser. Le film dont je sors : « MEMOIRES DE NOS PERES », un réquisitoire saignant contre la guerre showbizness, contre la guerre tout court, et qui me fit me même effet que « Les sentiers de la gloire » de Kubrick ou « Le bal des maudits » de Dmytryk. Eastwood a co-réalisé ce film avec Steven Spielberg, ce qui aura pour avantage de faire ricaner les cons, mais le résultat fut déplorable pour les accoudoirs de fauteuil du ciné Max Linder où j'agrippai le velours à maintes reprises, comme un gamin épris de sensations fortes. Ouais ben mon pote, me dit mon petit doigt, ce que tu viens d'écrire-là, ça s'appelle de la critique. Oui mais bon. |
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| Au suivant | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le vieux Saddam Hussein vient d’être condamné à mort par le tribunal du nouvel Irak. Certes, il n’y a rien de nouveau à condamné à mort un type en Irak, mais cette fois c’est le chef qu’on va zigouiller, comme si nous remettions un Bourbon sur une estrade pour le raser de très près. Le peuple qui élimine son roi en voilà une belle image, non ? Cette condamnation gène tout le monde sauf Bush et ses amis belliqueux qui voient en la peine de mort la joie d’un Dieu. Je vais sans, que personne ne me le demande, répondre à deux questions, la première : « Pourquoi les dictatures redoutent un tel jugement ? » Seconde question : « Pourquoi les démocrates ne peuvent accepter ce jugement ? » Tout d’abord, il faut comprendre que mettre Saddam devant ses crimes est un pas en avant vers la démocratie, le lapider est un pas en arrière, ce qui revient à laisser l’Irak au même point qu’avant l’entrée des forces américaines. Ce qui fait de la guerre en Irak un échec total. |
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Que va apporter à l’Irak l’exécution de Saddam ? Rien, les Américains qui ont voulu rétablir « l’ordre » dans un pays qui n’était pas la seule dictature existante mais l’une des rare à ne plus avoir la Russie ou la Chine pour « comprendre » ses difficultés, comme elles peuvent comprendre la Corée du nord ou l’Iran par exemple. Les Irakiens sont embourbés dans des conflits ethniques qui, si on s’intéresse au nombre de morts hebdomadaire, n’ont pas l’air de tomber en désuétudes. On peut déjà parier que les religieux finiront pas prendre le pouvoir et qu’ils poseront d’autres problèmes dans un futur plus ou moins proche… mais on arrive à se demander si un chef d’Etat peut être jugé sans que ça ne tourne au règlement de compte ou à une grossière amnistie.
Notre Président, le vénéré Jacques Chirac, pourrait avoir à faire avec la justice, mais on entend partout, même chez certain de gauche, qu’il ne faut pas décrédibiliser la fonction « suprême » et qu’il faut avoir du respect pour celui qui a « dirigé » la France. On se retrouve donc avec deux sortes de chef d’Etat, les intouchables, pendant le règne, dans les dictatures et les intouchables, après le règne, dans les démocraties. Ce qui est amusant c’est que les intouchables dictateurs n’ont que très rarement la retraite paisible qu’offre les démocraties ; c’est peut-être ce à quoi l’exécution de Saddam par son peuple en délire servira, montrer aux autres dictateurs que finalement expérimenter la démocratie pourrait leur sauver un jour la peau. Sinon, il faut malheureusement se rendre compte qu’un dictateur c’est comme une hydre, si vous lui coupez la tête il en repousse trois. Anthony Casanova. |
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