Les jeudis d’Anthony Hexagone La France s’ennuie, la politique est en vacance. Sans frontière Le Liban s’éclate, la politique est en action ! Qu’elles paraissent fades les petites magouilles comme Clearstream face à une bonne guerre. Il n’y a que Sarkozy pour essayer de vendre son torchon et qui pense monopoliser l’attention… mégalomanie quand tu nous mords les fesses ! Qu’a-t-on envie de dire en voyant les désastres d’une diplomatie foireuse entre le Liban et Israël ? Peut-être ces mots de Prévert qui resteront, malheureusement, d’actualités jusqu’à la fin de l’humanité : « O Barbara… quelle connerie la guerre. » Soufflons les bougies Culture Martial Paoli donne un récital classique à Pietraserena le 11 août. Au programme J. S. Bach, W. A. Mozart et F. Chopin. Autant prévenir les amateurs de chiens savants, Martial ne jouait pas les études de Chopin à l’âge de trois ans, n’a pas composé de concerto pour piano tandis que ses camarades de classe faisaient la guerre à leurs boutons d’acnés, et question interprétation ce n’est ni le nouveau Cziffra ni le prochain Rubinstein. Après ces quelques mises en gardes qui éloigneront ceux qui momifient la musique, nous pouvons commencer. Martial cultive les nuances, c’est un perfectionniste. Il lit mille fois une partition à la recherche d’un soupir qui lui aurait échappé. Il faut le voir rester immobile devant une étude de Chopin, pour comprendre à quel point la musique le passionne. Il me faut préciser que Martial aime Chopin ! Martial aime Chopin un peu comme Casanova aimait les femmes ou comme Denis Zavarise déguste les sécrétions vaginales… avec une certaine frénésie ! Et de là, à penser qu’il ait déjà "aimé" plusieurs femmes tout en écoutant le "grand" Frederik, sûrement interprété par Arturo Benedetti Michelangeli (car le bougre à du goût), il n’y a qu’un pas… que je franchis. Martial est aussi un garçon bizarre, il oublie tout ! L’heure qu’il est, le jour de la semaine, sa montre, sa bagnole, un rencard avec une sirène, un billet gagnant du loto ! Tout, absolument tout, sauf la musique ! Il connaît un nombre prodigieux de morceaux par cœur, non pas qu’il se les rabâche, mais il ne les oublie pas : c’est en "lui". Martial peut aussi vous jouer inlassablement les quarante premières notes de la « Berceuse » de Chopin, pour vous démontrer par a + b + c + d + e + z qu’il n’y a aucune virtuosité inutile et qu’on ne peut que s’émerveiller devant tant de grâces et d’élégances. Curieux personnage que ce grand bonhomme.
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