VU DE CORSE 4.


Un gros orage, oui, un t
onnerre répercuté par tous les sommets, ça te fait un fameux orchestre de percussions de tous les diables, sans compter les grosses, grosses gouttes qui s’écrasent sur les dalles du jardin où, une heure plus tôt, tes pieds ne pouvaient se risquer sous peine de se transformer en escalopes panées. Bon Dieu que ça fait du bien, toute cette flotte qui bouillonne partout, et fait monter des jardins les odeurs dont tous les poètes ont causé, quand un brin de romantisme leur chatouillait la plume.
Encore une fois, je ne voudrais pas vous mettre le désir à portée du supplice de Tantale, allez-y et vous verrez. Je vous dirai seulement que les moules étaient excellentes à Calvi, les filles rondelettes à Bonifacio, la mer si belle et si pure qu’on a envie de la boire, et toujours, les sourires qui planent dans les ruelles, car tout ici est tranquille . Rien à voir avec le tourisme tapageur, fluorescent et friqué des Nice, Cannes, Annecy, Biarritz, et j’en passe parce que j’ai pas envie de m’y appesantir. Le tourisme riche est froid.

Pour ceux qui me connaissent, un scoop : je me suis baigné ! Ah, enfin, on s’est pas foutu de ma gueule quand je suis entré dans l’eau. J’en avais marre qu’on me traite de vieille frileuse.

Spectacle dans un bar à Corte. C’était une première dans la ville, où l’on n’a pas l’habitude d’assister à des soirées satiriques. Eh ben ce fut encourageant. A tel point que le patron du bar nous réclame une autre soirée pour plus tard. La nouvelle ayant fait l’effet d’une trainée de poudre, un autre bar-restau nous demande une soirée pour plus tard. Alors, on va certainement organiser pour cet hiver une tournée internationale dans les limites de Corte, quelle économie.

Aujourd’hui vendredi, grande journée folklo de plein de nations, dont la Chine. Ces danseuses !…
De quoi feuger de la baguette, moi je vous le dis, face à ces corps minces, souples, ondulant dans des tissus qu’on aimerait caresser avant d’aller voir ce qui se passe dessous…Je n’ai jamais été très friand de danse, mais de danseuses, oui ! Et cet après-midi, je n’ai plus qu’une envie : traverser la Chine. Vivrons-nous assez vieux ?

L’actualité d’ailleurs nous parvient au compte-gouttes, tant notre actu d’ici est prenante. On sait qu’il y a toujours la guerre du côté du Liban, mais les bruits de canons ne nous parviennent pas, on pourrait dire qu’on s’en fout si l’on était honnêtes.

Martial et Anthony poursuivent leur route enchantée dans les CCAS, où le public un peu méfiant au départ les adopte vite, faut dire que dans leur répertoire, il y a quelques chansons-cultes dont je ne vous parlerai pas plus avant, par modestie. Beaucoup de succès auprès du beau sexe, mais quoi d’étonnant ? Parisiennes, venez donc les voir et les entendre au cours du festival du BAR DES VIEUX CONS, du 1° au 7 novembre. Au programme :
- LE CANDIDAT
- TEMPETE SUR L’ELYSEE
- L’ECOLE DE SEDUCTION
- NUAGES ROUGES SUR L’OREGON
- CABARET SATIRIQUE

En préparation, deux pièces :
- SHERWOOD OU LA SUBVERSION A TRAVERS LES AGES.
- LE COMPLEXE DE TROUDUKU.

Bonne nouvelle : en un mois, on est passé de 16OO visites à 35OO.

Ah, j’oubliais : SHERWOOD devrait démarrer le 25 mars au CAFE DE LA GARE, à Paris, rue du Temple. Avec Daniel Gros, Marianne Sergent, Thierry Rocher, Aliette Deboncourt, Pascale Bréfont, Marianne Pradelle, Denis Zavarise, Béatrice Darmon, Lucas Rocher, Guy Lebas, Nadège Matelon, Tristan Le Goff, Patrick Font, Anthony Casanova, Martial Paoli.

PF

 

 
  retour