CUBA LIBRE !
Ne lisant point l’avenir dans le marc de café ni dans le vomi de la presse, je m’abstiendrai d’évoquer l’état d’un pays où je n’ai jamais mis les pieds.
Mais j’ai envie de causer de Cuba, d’abord parce que ça me rapproche de mes racines espingouines, et ensuite parce que j’ai bien envie d’aller bourlinguer dans ces îles lointaines, depuis que j’ai mis les sandales en Corse, j’ai un de ces feux au cul, mes bonnes, tant que j’ai rêvé last night que je me déplaçais à la vitesse d’un suppositoire appartenant à Renée Zellwegger !
Bon. Donc je vous dirai Cuba en ratisssant ce que j’en ai entendu de la bouche de ceux de mes copains qui y sont allés. Ce qui donne une petite synthèse dont je ne vous garantit pas l’authenticité, hein, comme d’hab on déconne.
On y va, détachez vos ceintures et allumez vos cigares.

Ecoutons ce que nous dit mon cousin Bob, qui voyage volontiers partout où il ya des vagues et du sable, avec si possible des corps féminins exposés au soleil et à son regard de taupe vicieuse surmontée d’une élégante casquette jaune pisse, avec la visière inversée pour faire rap. Bob ne se déplace jamais sans son appareil-photo caméra, qu’il a gagné en prime suite à un abonnement de 5 mois à l’hebdo LE POINT. Ce complexe photo-film ne fonctionne pas, vu qu’il est « made in France », donc fabriqué par des ouvriers français salariés, en attendant d’être opérationnel, c’est à dire confectionné par des ouvriers chinois bénévoles. Chez nous, tout le monde est payé parce qu’on sait que l’argent ne fait pas le bonheur et que le bonheur, on n’aime pas. (cette dernière appréciation négative vient du fait que mon café matinal me donne des aigreurs, et que dans ces moments, je me crois philosophe).

Voici ce que nous rapporte mon cousin Bob :
-A Cuba, tu verrais, les filles sont superbes. La minijupe à ras la touffe, pour celle qui en ont une. T’as pas intérêt à y aller avec ta meuf, mon vieux, quand on va chez le charcutier on emporte pas ses boudins ! sic. Elles te jettent des regards vers la braguette, mon vieux, que même si tu les touches pas, tu feuges du figatellu que c’en est une honte surtout que ton short est si fin qu’on peut deviner tes pensées à cinq cents mètres par temps de brume. Ben tu vois, conseil d’ami, n’y vas pas avec ta meuf, sauf si elle est gouine, auquel cas ce serait pour elle un fameux cadeau de mariage, l’emmener en voyages de noces à Cuba pour qu’elle broute le soissonnais des îlotes, et pour pas cher, vu que là-bas, on sait que l’argent ne fait pas le bonheur.
A Cuba, l’accueil est foutral, cimiesque, ludicard, buf, mon vieux, quand tu longes les ruelles, caff, toutes les portes des huttes s’ouvrent à toi, mam, pour t’inviter à venir manger le chourraspif, la cornaille, le bichonnet, le tout arrosé d’une petite liqueur de susse, fabriquée en caissons d’argumes par les pénitenciers du Zeul. Cabef. Le Zeul est un désert où les cadavres jouent aux boules en criant « Vive Castro ! » toutes les demi-heures, jakko, comme quoi on n’a pas besoin de montre, c’est chiant pour les Cubains qui sont tous voleurs, lok, comme les Italiens et les Labradors. Ouais, c’est comme je te le dis, yakoul, l’accueil cubain est cubain. La maîtresse de maison te fait asseoir et s’agenouille pour te pomper la nouille avant même qu’elle se mue en spaghetti. Lhouksor.
Pendant ce temps, on te sert la salade de caque, un mélange de bouse de Fennec et de salive d’Angine.
Et le café ! alors là mes salauds, le café cubain, juvumusu, c’est pas l’ami du petit-déjeûner ! Moi, ce qui me botte dans le café cubain, c’est la tartine de crèche que j’y fais tremper, tu sais, gouille, la mouillette, la mouillette cubaine qui ressemble à nos mouillettes du Morbihan, le pain en moins. Là-bas, tu te beurres le doigt et tu le trempes dans la tasse, en prenant bien soin de ne pas croquer, sinon t’as plus rien à te mettre dans le nez quand la crotte demande à sortir, méqué !
A Cuba, ya du soleil mon vieux, on pourrait presque dire que c’est ensoleillé. Mate mon bronzage, nokia, ça vaut toutes les cassettes d’Antoine, tu sais Antoine, le meilleur caissier de Super U, le mec qui hurle « Atoll, les opticiens ! » chaque fois qu’il regarde sa bite, l’ex-anar, pléonasme.
Voilà, et j’en passe.
Filles, accueil, gastronomie, plages, soleil, sable, vagues…
C’est rien de le dire, mais Cuba, ça poivre !
Ah, j’oubliais : ya une misère terrible.

Patrick FONT

retour